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Politique Publié

Affaire Hajar Raissouni : La position mi-figue mi-raisin du Conseil national des droits de l'Homme

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Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l'Homme. / Ph. DR

Alors que plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme réagissent, depuis la semaine dernière, à l’affaire concernant la journaliste marocaine Hajar Raissouni, ce n’est que ce lundi que le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a choisi d’évoquer son arrestation.

Dans un communiqué publié sur son site, le Conseil dirigé par Amina Bouayach précise que cette réaction fait suite au «débat sur les libertés individuelles et la question de l’interruption volontaire de la grossesse suscitée après l’arrestation de Hajar Raissouni».

Bien qu’il dit condamner «les attaques et insultes de nature discriminatoire, proférées par certains contre la personne concernée» et annoncer la désignation d’un «représentant pour l’observation du procès de Hajar Raissouni, de Refaat Amin et de toutes les personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire», le conseil est resté prudent sur l’affaire.

L’institution annonce, par contre, qu’elle va présenter, «dans les jours à venir», ses recommandations d'amendement du Code pénal, en cours de discussion au sein de la commission de la législation et des droits de l’Homme de la Chambre des représentants. A cet égard, le CNDH se déclare «rassuré de pouvoir compter sur le soutien et l’appui des citoyens à ses recommandations relatives à la protection des libertés individuelles et de la vie privée, et ce dans le respect entre autres des dispositions constitutionnelles concernant la garantie des droits et libertés fondamentaux, notamment le premier paragraphe de l’article 24 et les instruments internationaux ratifiés par le Maroc».

A plus court terme, le CNDH se contente d’espérer «que la mise en liberté de Hajar Raissouni et de son partenaire pourra se faire de manière prompte» et «s’attend à ce que les débats et les expressions publiques puissent constituer un tournant, mettant fin à l’hésitation des acteurs politiques quant à l’harmonisation du cadre législatif avec les dispositions de la Constitution et les instruments internationaux ratifiés par le Maroc et l’adaptation de ce cadre avec les pratiques sociétales».

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