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Politique Publié

Sahara : Ghali accuse le Japon de participation au «pillage» des ressources naturelles

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La délégation du Front Polisario ayant pris part à la 7e TICAD a été présidée par Brahim Ghali. / Ph. DR

Le Polisario n’est pas resté les bras croisés face aux réaffirmations, par le Japon, de sa position vis-à-vis de la «RASD». Samedi, le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a critiqué le pays du Soleil levant depuis Yokohama où il a pris part la semaine dernière à la 7e TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique).

Devant des membres de «l’Association des journalistes japonais pour le Sahara occidental», le leader du mouvement séparatiste a «exprimé ses regrets pour l'implication japonaise dans l'exploitation illégale de la pêcherie au Sahara occidental». Selon l’agence de presse du Polisario, Brahim Ghali a affirmé que «les liens forts entre le Maroc et le Japon ne doivent pas pousser ce dernier à conclure des contrats illégaux incluant les eaux adjacentes du Sahara occidental». Il a également plaidé pour la «neutralité» du Japon sur le différend territorial, appelant les autorités de Tokyo à «s’abstenir de soutenir l’occupation marocaine illégale» du Sahara.

Cette réaction intervient suite à la réaffirmation, par le Japon, de sa position concernant la «RASD». La semaine dernière, lors de la séance d’ouverture du 7ème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la TICAD, le Japon a réaffirmé sa position officielle de non reconnaissance de la pseudo-RASD. «La présence à la TICAD-VII de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme Etat n'affecte en rien la position du pays par rapport au statut de cette entité», a déclaré le chef de la diplomatie japonaise, Taro Kono.

Avant cela, dans une interview accordée à l’agence MAP, le directeur général du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord au ministère japonais des Affaires étrangères, Katsuhiko Takahashi, a assuré que son pays «ne reconnaît pas le Sahara occidental comme Etat». «Ceci est une position constante et immuable. Le Japon n’a pas l’intention d’en changer», a-t-il dit.

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