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La propagande chinoise sur les musulmans ouïghours via Facebook et Twitter

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Des policiers chinois surveillent la sortie de la mosquée de Kashgar, dans la région de Xianjing où vit la minorité musulmane ouïghoure. / Ph. Johannes EISELE - AFP

La Chine a payé de la publicité sur Facebook et Twitter, pourtant bloqués dans ce pays, pour diffuser de fausses informations sur les camps d'internement des musulmans ouïghours du Xinjiang. C’est ce qu’ont révélé des enquêtes publiées en début de semaine, par The Intercept et BuzzFeed News et relayées par le média américain Vox.
 
Ainsi, BuzzFeed News a révélé que les médias d'Etat chinois ont diffusé des publicités sur Facebook, conçues pour mettre en doute les violations des droits de l'Homme commises lors de l'incarcération massive de minorités musulmanes par le gouvernement dans la région du Xinjiang, au nord-ouest du pays. Il a ainsi repéré trois annonces (deux actives et une inactive) dans la bibliothèque publicitaire de Facebook, vantant les succès présumés de détenus dans les camps et affirmant que les centres de détention n'étaient pas censés interférer avec les croyances et les pratiques religieuses. Celles actives ont été placées au cours des derniers jours et s'adressent à un public aux États-Unis ainsi que dans d'autres pays.
 
De son côté, The Intercept s’est intéressé à Twitter, où plus de 50 tweets en anglais du Global Times, une organisation de médias d'Etat chinoise, ont été promues par le réseau social. «Plusieurs des tweets cachent délibérément la vérité sur la situation au Xinjiang et attaquent les détracteurs du régime du parti communiste au pouvoir», poursuit-il.
 
Vox précis que Twitter a pris, lundi, position en mettant à jour ses politiques en matière de publicité et en annonçant qu’il refusera les publicités des médias contrôlés par l’État chinois. Facebook a, pour sa part, déclaré qu’il continuerait à accepter de telles publicités mais promet d’examiner de près les annonces afin de déterminer si elles enfreignent ses règles.

Dans le Xinjiang, les Nations Unies ont estimé qu'un million de membres de la minorité ethnique ouïghour ont été arrêtés sous le prétexte de lutte contre l'extrémisme. Selon Human Rights Watch, les autorités chinoises «commettent des violations des droits de l'Homme au Xinjiang d'une ampleur sans précédent dans le pays depuis des décennies».

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