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Politique Publié

Droit de réponse : Sion Assidon dément avoir adhéré au groupe opposé à la «francisation de l’enseignement»

Suite à la publication, par Yabiladi, d’un article évoquant «l’adhésion de Sion Assidon aux opposants à la "francisation de l’enseignement"», le militant nous a adressé ce vendredi un droit de réponse, que nous publions in extenso, conformément à nos obligations légales. Il dément adhérer à l’initiative des opposants à la francisation de l'enseignement au Maroc, dont acte. Yabiladi maintien son article initial et publiera de nouveaux éléments en réponse à ce démenti.

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Sion Assidon dément avoir adhéré au groupe opposé à la «francisation de l’enseignement» / DR

Mise au point : Contrairement à ce que Yabiladi avait annoncé, Sion Assidon ne fait pas partie des personnalités qui ont rejoint «le groupe oppose à la "francisation de l’enseignement"».

Suite à la publication en date du 15 Août 2019 d’un article annonçant qu’il aurait rejoint «le groupe opposé à la "francisation de l’enseignement"», Sion ASSIDON a tenu à démentir cette information et à faire la mise au point suivante qui concerne le fond :

La question de la place nécessairement centrale de la langue arabe (c’est-à-dire – en réalité - celle de créer les conditions pour l’assurer) n’est qu’une pièce d’un puzzle complexe. Le droit à un enseignement épanouissant et formateur, débouchant en particulier sur la possibilité de travailler, est un droit humain fondamental – pour les garçons comme pour les filles. Telle est la question-clé d’une problématique qui ne peut être isolée du conflit entre d’une part ceux qui visent à promouvoir des changements pour conserver l’état existant et d’autre part les aspirations de la grande majorité à un avenir différent pour notre pays.

La spirale descendante dans laquelle l’enseignement public est engagé depuis des décennies continue à entrainer des générations d’élèves et leurs familles vers une prolétarisation dans laquelle l’armée de réserve des chômeurs tient une place croissante ! La marchandisation de l’enseignement – avec l’iniquité qui lui est attachée (officiellement assumée).- en est un corollaire. La question de fond est que le système mis en place progressivement dès les années 60 vise à produire des sujets dociles et à tuer tout esprit critique. La résistance a permis qu’il y ait des rescapés – heureusement nombreux - comme dans toute bataille. D’autres questions restent posées (comme, par exemple, celle de la place incontournable de la langue amazighe dans l’enseignement public) et ne sont, non plus, toujours pas résolues.

Le projet dit de «francisation de l’enseignement» n’est qu’une partie du problème, et la focalisation sur ce projet risque d’occulter à la fois la complexité de la problématique de l’enseignement et ses enjeux politiques cruciaux.

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