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Société Publié

France : Des élus déplorent le manque de moyens pour accueillir les mineurs étrangers

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Photo d’illustration. / Ph. Laurent Theillet

Sur le millier de migrants qui devraient bientôt être évacués du gymnase communal de Grande-Synthe (Nord) et de ses alentours, environ quatre-vingts «mineurs non accompagnés» ont été comptabilisés par l’association spécialisée Refugee Youth Service, indique Le Monde.

Ces jeunes étrangers qui n’ont pas encore 18 ans, isolés et sans protection familiale, relèvent de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et devraient donc être pris en charge par les services des départements. Or ces derniers ploient sous l’afflux de ces adolescents. Selon les données du ministère de la Justice, citées par le journal français, le nombre de personnes reconnues mineures non accompagnées est en effet passé de 8 054 en 2016 à 17 022 en 2018.

En Gironde, la vice-présidente chargée de la protection de l’enfance, Emmanuelle Ajon, constate l’arrivée de nouveaux migrants. Il s’agit souvent de jeunes hommes venus d’Afrique subsaharienne. Elle est, dit-elle, en «perpétuelle recherche de places». Dans ce département, le nombre de jeunes étrangers accueillis est passé de 449 fin 2016 à près de 1 200 aujourd’hui, submergeant totalement le dispositif d’accueil girondin.

Pour pallier l’absence de disponibilités dans des centres adaptés, certaines collectivités hébergent les jeunes mineurs non accompagnés dans des hôtels, ou créent des dispositifs d’accueil dans des familles bénévoles, précise Le Monde. Une situation qui a d’importantes répercussions financières : la prise en charge des mineurs non accompagnés est estimée à 50 000 euros par an et par personne.

Pour rappel, la loi asile et immigration n’a pas facilité l’accueil des migrants mineurs. Pour plusieurs responsables associatifs, contactés par notre rédaction en juillet, cette loi encourage les violations de leurs droits. «Les droits des mineurs étrangers ne sont pas optionnels : ils sont indivisibles de ceux des mineurs français», avait rappelé Myriam Laïdouni-Denis, conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes et membre de l’Association nationale des villes et territoires accueillants (ANVITA).

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