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Politique Publié

Migration : Amnesty France dénonce une «hypocrisie européenne»

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Une opération de sauvetage de l’Aquarius. Le bateau de SOS Méditerranée a sauvé la vie de plus de 30 000 personnes en 2 ans de missions. / Ph. Guglielmo Mangiapane (SOS Méditerranée)

«Malgré les conditions de vie et de détention désastreuses pour les réfugiés en Libye, l’Union européenne continue de fermer les yeux. Pire, elle y contribue». Dans une longue note d’information diffusée mercredi, Amnesty France dénonce l’attitude des pays européens dans la protection des migrants, indiquant notamment que l’attaque contre le centre de rétention de Tajoura (est de Tripoli) qui a eu lieu la semaine dernière «a une fois de plus montré que les hommes, les femmes et les enfants enfermés en Libye sont exposés à des dangers mortels».

Dans ce sens, l’ONG dénonce qu’«à aucun moment», les dirigeant européens n’ont «posé comme condition à leur soutien aux autorités libyennes la fermeture des centres de rétention et la libération des milliers de personnes [migrantes, ndlr] détenues de façon illégale». Pour Amnesty, les pays de la rive nord ont plutôt «insisté sur le fait que l’aide humanitaire financée par l’UE allait conduire à une amélioration des conditions de vie dans les centres de détention, alors que rien ne pouvait le prouver».

Sur la question de la protection des migrants en zone de conflits, Amnesty rappelle d’ailleurs que le 7 mai dernier, une précédente attaque a visé des site à 100 mètres du même centre et que fin avril, «des hommes armés avaient attaqué des détenus dans le centre de rétention de Qasr Ben Geshir, à environ 24 kilomètres au sud de Tripoli». Par ailleurs, l’ONG tance les gouvernements européens qui posent des contraintes juridiques aux associations de sauvetage des migrants en Méditerranée.

Ainsi, l’ONG appelle les pays concernés à parvenir «de toute urgence à un accord» en la matière, puisque «les villes, la société civile, et les agences internationales et de l’UE disent être «prêtes à fournir une aide opérationnelle». «La Commission européenne et la présidence finlandaise de l’UE doivent se concentrer sur la facilitation d’un tel accord, et non sur de fausses solutions impliquant des pays d’Afrique du Nord», conclut Amnesty.

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