Menu

Breve

Maroc : A Taza, l'Intérieur et le PJD à couteaux tirés

Publié
La ville de Taza. / Photo d'illustration
Temps de lecture: 2'

La guerre déclarée entre le PJD et ministère de l’Intérieur vient de connaître un nouvel épisode. Ainsi, selon le journal Al Akhbar, un bras de fer oppose désormais le gouverneur de la province de Taza, Mustapha El Maaza, au président du conseil communal de la ville, le PJDiste Jamal Messaoudi.

Le premier a adressé une lettre incendiaire au président du conseil dans laquelle il l’accuse d’entraver les intérêts des citoyens tout en lui demandant de provoquer une session extraordinaire conformément à l’article 37 de la loi organique relative aux communes, poursuit le journal. Une session consacrée à réviser les décisions approuvées par le conseil communal lors de la session extraordinaire tenue le 18 avril.

Pour le gouverneur, les décisions ont fait l’objet d’opposition de la part des services du ministère de l’Intérieur après la révocation de trois vice-présidents, du secrétaire du conseil et du président d’une commission permanente. Toutefois, malgré l’expiration du délai d’un mois et 10 jours qui suit la date de l’opposition de l’autorité provinciale, précise le gouverneur, le président n’a pas encore réuni le conseil pour procéder à une nouvelle délibération sur ce sujet, comme le prévoit l’article 117 de la loi précitée.

«Acculé par la force de la loi, le président de la commune a fini par accepter la tenue d’une session extraordinaire du conseil communal non sans essayer de provoquer une autre confrontation avec le gouverneur», informe le quotidien. L’élu de la Lampe aurait ajouté d’autres points à l’ordre du jour des travaux de la session proposée par l’autorité locale, ce qui a fait l’objet d’une nouvelle lettre, dans laquelle le gouverneur de Taza a estimé que le rajout de ces points va à l’encontre de la loi et qu’il doit s’en tenir aux dispositions de la loi organique.

Ce bras de fer risque de s’intensifier au moment où les conseillers du PAM et de l’Istiqlal se sont alliés au président PJDiste de la commune pour annuler l’ordre du jour proposé par le gouverneur, lors de la session qui a eu lieu vendredi dernier. Une «troïka» qui déclare ainsi «une guerre ouverte au gouverneur jusqu'à sa révocation».

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com