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Migration : Faute de moyens, la protection des enfants par l’UNICEF est mise à mal

Publié
Henrietta Fore, directrice générale de l'UNICEF / Ph. UNICEF
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En marge d’une réunion des ministres de l’Education des sept pays les plus riches (G7) avec ceux du G5 Sahel, la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, a insisté sur le caractère contraignant, voire forcé, de migrer pour fuir «la violence, les conflits et le crime à des niveaux» que les sociétés «n’imaginent même pas». La responsable a donné un entretien à l’AFP à ce sujet, décrivant la situation des jeunes migrants comme étant «catastrophique» dans différentes régions du monde. «Nous, qui vivons dans des pays mieux développés, devons faire de notre mieux pour leur permettre d’arriver à les intégrer», explique-t-elle.

L’ancienne diplomate américaine, à la tête de l’UNICEF depuis janvier 2018, explique aussi que les causes principales de ces situations (emploi, stabilité politique, narcotrafic) «ne sont pas corrigées». L’AFP rappelle que dans ce sens, le dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) fait état de 70,8 millions de personnes «déracinées» à travers le monde, soit le double d’il y a 20 ans. Pour sa part, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) estime à 200 millions le nombre de migrants internationaux et à 740 millions les migrants internes.

Pour commencer par l’accompagnement des situations les plus urgentes, notamment celles liées aux cyclones survenus au Mozambique, un appel de fonds de quatre milliards de dollars a été lancé par l’UNICEF, mais son financement n’a atteint que la moitié. Selon la même source, le budget annuel de l’UNICEF est de sept milliards de dollars. «Nous essayons de leur fournir des vivres, des produits d’hygiène, une protection ; nous les aidons aussi à retrouver leurs familles, leurs villages. Les jeunes, quand ils sont seuls, deviennent particulièrement vulnérables aux trafics, au travail forcé et leur voyage devient très périlleux», explique encore Fore, ce qui ravive les inquiètudes sur l’insuffisance de ces fonds à la prise en charge de l’ensemble des cas.

Les situations de conflit posent aussi un défi à l’UNIEF. Mardi soir, une cinquantaine de migrants ont été tués et 130 blessés dans un raid aérien sur un centre de détention de la banlieue de Tripoli. L’attaque a été imputée par le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj aux forces du maréchal Khalifa Haftar, qui a démenti son implication, mais les étrangers otages de cette situation, notamment les enfants et les nourrissons, posent la question de leur protection internationale.

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