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Société Publié

Maroc-Espagne : Viol sur mineur impliquant un artiste espagnol dans l’affaire «Félix Ramos»

Alors qu’il a été arrêté lundi par les autorités marocaines à Tanger dès son arrivée d’Espagne, Félix Pedro Ramos, accusé initialement d’escroquerie, risque gros. Une nouvelle plainte, qui cite plusieurs autres personnes dont un chanteur espagnol, a été déposée contre lui par un Marocain l’accusant de viol alors qu’il était mineur.

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Félix Pedro Ramos et le chanteur espagnol Falete sont accusés au Maroc par M. B. de viol sur mineur selon une plainte déposée ce mardi à Tanger. / Ph. DR

Nouveau rebondissement dans le cadre de l’affaire de l’Espagnol Félix Pedro Ramos. Cette semaine, alors qu’il rentrait d’Espagne, Félix Ramos a été arrêté à Tanger par les autorités marocaines pour des plaintes d’escroquerie. Mardi, une nouvelle plainte a été déposée par un jeune homme de 19 ans qui l’accuse aussi d’escroquerie, mais également de l’avoir violé alors qu’il était âgé de 14 ans.

«Le jeune homme a comparu devant le tribunal de deuxième instance de Tanger, accompagné de Taib Bouchiba, coordinateur régional de l'organisation de protection de l'enfance «Touche pas à mon enfant», rapporte El Español. Le procureur a immédiatement ordonné à la police judiciaire d'ouvrir une enquête et d'interroger l'accusé.

Selon le témoignage de M.B. auquel le journal espagnol a eu accès, la victime aurait rencontré Félix Ramos en 2014. Il s'était alors présenté en tant que «propriétaire d’une télévision de Marbella» et aurait proposé à la victime de travailler avec lui. Il lui aurait aussi promis un travail. Un an plus tard, Félix Ramos aurait invité M. B. dans sa chambre d’hôtel. «Ce jour-là, il m'a violé, j'ai tellement souffert que je ne l'oublierai jamais. Il me disait que j'aurais de l'avenir en Espagne», confie la victime présumée dans sa déposition. Des scènes qui se seraient répétées «chaque fois» que Ramos venait d'Espagne.

Une galeriste et un chanteur espagnol travesti cités dans l’affaire

Dans la plainte figurent plusieurs noms d’Espagnols et de Marocains. Ainsi, la victime présumée cite celui de S.L., «un autre ami marocain, qui vit maintenant en Espagne, également âgé de 15 ans». Félix Ramos aurait invité ce mineur à «faire un trio» avec M.B. lors de l’un de ses voyages au Maroc, poursuit El Español.

Le deuxième nom est celui de Manuela Vilches, «une galeriste qui prétend posséder de nombreuses propriétés» à Tanger. M. B. a raconté comment Félix Ramos l’aurait emmené dans la maison de celle-ci pour passer la nuit. «Plus tard, elle lui a donné la clé d'un étage supérieur pour que Felix et moi puissions être seuls, car tout le bâtiment lui appartient», poursuit la victime présumée.

Un troisième nom cité dans ce scandale est celui d’une célébrité espagnole : celui de Rafael Ojeda, connu sous son nom de scène de Falete et qui est un chanteur travesti de flamenco et de copla. C’est en 2016 que l'artiste espagnol aurait accompagné Félix Ramos à Tanger. «Il (Ramos, ndlr) m'a demandé de bien me comporter avec lui (Rafael Ojeda, ndlr) [car] il était chanteur et allait m'aider et me donner de l'argent», raconte M. B. 

«Il m'a aussi violé. Et il m'a donné 2 000 dirhams (185 euros) après avoir abusé de moi pendant plusieurs jours.»
M. B.

Aux côtés de sa déposition, la victime présumée aurait présenté des messages échangés sur WhatsApp avec le chanteur espagnol, attestant qu’ils auraient entretenu une relation au Maroc. Falete aurait, selon ces messages, demandé à M. B. de lui envoyer des «petites vidéos» pornographiques en échange de 60 euros qu’il était censé envoyer par la poste». 

La police marocaine réagit aux plaintes contre Ramos

Ce jeudi, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué dans un communiqué relayé par la MAP que le service préfectoral de la police judiciaire de Tanger a diligenté, mardi, une enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent au sujet d'accusations portées contre un ressortissant espagnol, âgé de 39 ans, pour son implication présumée dans une affaire d'escroquerie et de harcèlement sur mineur.

Les autorités tangéroises avaient reçu une plainte déposée par deux individus, l'un Marocain et l'autre Français, prétendant être victimes d'escroquerie de la part du mis en cause qui leur avait demandé des contributions financières à caractère social au profit d'une association, tout en leur remettant des certificats honorifiques qui se sont révélés faux.

Le suspect fait également l'objet d'une autre plainte déposée par un jeune marocain qui l'accuse notamment de viol en 2014 alors qu'il était encore mineur et pensionnaire d'un établissement de bienfaisance, selon la même source. Le prévenu a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, afin d'élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, conclut le communiqué de la DGSN.

Début mai, El Español a rapporté que deux plaintes ont été déposées au commissariat central de Tanger, au Maroc, impliquant Félix Pedro Ramos, membre de l'Association des orphelins de la garde civile, accusé d’escroquerie.

Selon le journal El Español, le ressortissant espagnol aurait arnaqué, au nom de plusieurs organismes du pays ibérique, des associations et des Marocains, dont un MRE de Belgique auquel il aurait soutiré «3 000 euros» notamment en échange de l’intégrer à l'Institut d'histoire des Baléares.

Ladite association des orphelins à Marbella a affirmé que Ramos a été démis de ses fonctions, plusieurs organismes ayant reconnu avoir détecté des escroqueries commises en leurs noms.

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