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Politique Publié

Baccalauréat : Le député du PJD soupçonné de fraude auditionné par le parquet général

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Noureddine Kchibel, député PJD / DR

Du nouveau dans l’affaire du député du PJD, Noureddine Kchibel, pris en possession de trois téléphones portables alors qu’il passait, samedi 8 juin, une épreuve du baccalauréat en tant que candidat libre dans un lycée à Rabat.

Il est attendu, ce lundi, au siège du parquet général de Rabat où il devra donner sa version sur le non-respect de certains principes régulant le déroulement de ces examens, mentionnés dans la loi n°02-13 préparée par le gouvernement Benkirane II.

Vingt-quatre heures après les faits, les parlementaires et les ténors du parti de la Lampe ne se bousculent pas pour manifester leurs solidarités avec Kchibel. Ils ont visiblement tiré les leçons de leurs emballements à soutenir la députée Amina Maelianin après la publication par certains médias de ses photos sans voile. Echaudés, ils restent prudents, laissant à la Commission de l’intégrité et de la transparence, présidée par Mustapha Ramid, le soin de traiter ce nouveau dossier sensible.

Pour l’instant seule la députée, Iman El Yaakoubi, a pris la défense de son «frère», estimant que la possession de portable ne constitue pas une fraude aux examens. Une explication pourtant contraire à la loi 02-13, entrée en vigueur depuis septembre 2016, dont l'un des articles considère que «la possession ou l’usage de moyens électroniques, quel que soit sa forme, sa qualité, en activité ou non, entrent dans le cadre de la fraude» aux examens.

Bien avant l’adoption de cette loi, il est lieu de rappeler l’arrêté n°2111.12 signé par l’ancien ministre de l'Education nationale, Mohamed El Ouafa sous le gouvernement Benkirane I, datant du 31 mai 2012 et publié dans le Bulletin officiel n° 6053 du 4 juin 2012, ayant fixé la liste des moyens électroniques bannis dans les salles d’examens. Les téléphones portables mêmes éteints y figurent.

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