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Santé : Des partis de la majorité ne partagent pas la position optimiste d’El Othmani

Le chef du gouvernement a défendu aujourd'hui le bilan de son gouvernement en matière de santé. Une position que quatre partis de sa majorité (MP, RNI-UC et USFP) ne partage pas.

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Le chef du gouvernement Saadeddine El Othmani. / Ph. DR
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Ce lundi 27 mai, Saadeddine El Othmani est à la Chambre des représentants. Il s'y est rendu pour répondre aux questions des députés portant sur les maux du système de santé au Maroc. C’est avec une grande précaution que le chef du gouvernement a concédé que les prestations sont «en deçà des attentes des citoyens», affirmant que son cabinet est «conscient des insuffisances, notamment dans les ressources humaines et la gouvernance».

El Othmani a promis de «mieux faire dans les années à venir», reconnaissant que le secteur «a besoin d’une profonde réforme». Un grand projet sur lequel planche son équipe, a-t-il souligné.

Et de rappeler qu’au lendemain de l’audience du 7 novembre dernier que le roi Mohammed VI lui a accordée et à laquelle le ministre de la Santé a pris part, une commission constituée des départements de l’Intérieur, la Santé et les Finances a vu le jour et travaille depuis sur l’élaboration d’une «vision stratégique».

A l’occasion de cette réunion, le souverain a réitéré son appel lancé dans son discours du trône de juillet 2018 au «redressement des anomalies qui entachent l’exécution du Programme de couverture médicale RAMED et la refonte en profondeur du système national de santé».

Majorité et opposition presque sur la même longueur d’onde

Dans son intervention, El Othmani s’est félicité des «réalisations» accomplies par le secteur sous son gouvernement, citant notamment la hausse du budget du ministère de la Santé de 16%, les 8 000 postes budgétaires en 2018 et 2019 et 1,6 milliards de dirhams alloué au RAMED cette année.

Des chiffres qui n’ont pas pour autant épargné au chef de l’exécutif d’être critiqué par des composantes de la majorité, le Mouvement populaire, RNI-UC et l'USFP. Les quatre formations ont essentiellement dénoncé les «nominations obéissantes à des critères politiciens» de hauts cadres au ministère de la Santé.

Seul le groupe du PJD a tenté de valoriser les «progrès» enregistrés mais n'a pu s’empêcher de pointer quelques dysfonctionnements. Pour sa part le PPS, qui dirige depuis janvier 2012 le département de la Santé, a lancé une série de recommandations à l’adresse d’autres acteurs étatiques en vue d’une amélioration des prestations dans les hôpitaux.

Des positions très proches de celles défendues par le PAM et l'Istiqlal. Les deux grands partis de l’opposition ont dressé deux réquisitoires contre la gestion de l’exécutif de la santé.

Au nom de la Balance, le député Allal El Amraoui a qualifié les mesures prises par les cabinets Benkirane et El Othmani de «folkloriques». Sur un ton empreint d’ironie, il a «félicité le gouvernement d'avoir battu le record des protestations». Le parlementaire a également relevé la fuite des compétences, un défi qui rend inefficace les constructions d’hôpitaux publics, selon ses propos.

De son côté, le député Musatapha Chennaoui de la Fédération de gauche démocratique a rappelé que que le budget du ministère de la Santé doit d'abord doubler pour atteindre les normes internationales. 

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