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Le Maroc fait de nouveau appel à l’importation de blé pour couvrir ses besoins

Les faibles précipitations au Maroc ne peuvent qu’affecter la production de blé cette année, a indiqué cette semaine l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Dans ses prévisions, la FAO note que cette tendance augmenterait les importations de blé du pays.

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Image d'illustration. / DR
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La sécheresse de printemps devrait freiner les perspectives de production de blé et de céréales pour 2019 au Maroc, selon les prévisions périodiques rendues publiques par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Celle-ci a révélé cette semaine que la faiblesse des précipitations nuirait à la récolte et à la production de blé dans le royaume, évoquant des «perspectives de production [qui] ne sont pas favorables».

Pour l’institution onusienne, les déficits pluviométriques enregistrés entre janvier et mars ont nui à la croissance et «réduit le potentiel de rendement, en particulier dans l’ouest et le nord du pays». Même si des précipitations auraient été enregistrée durant le mois d’avril, cela n’aurait pas suffi pour rétablir la production.

La FAO indique que les faibles précipitations ont poussé les agriculteurs à se passer du matériel végétal et d’engrais, ce qui ne peut qu’affecter davantage la production.

Les importations de blé vont augmenter en 2019/20

En effet, les prévisions préliminaires du gouvernement marocain suggèrent que la production céréalière atteindra 6,4 millions de tonnes en 2019, soit un tiers de moins que celle de 2018, qui était de 10,5 millions de tonnes. Par ailleurs, les mêmes prévisions indiquent que la production de blé pour l’année courante devrait régresser de 7,3 millions de tonnes à seulement 4,9 millions de tonnes.

Une production limitée pour 2019 aura ainsi un impact automatique sur les importations du pays. Selon l’agence des Nations unies, le Maroc, qui dépend des importations de blé pour couvrir ses besoins intérieurs, en fera davantage appel en 2019 et en 2020.

La FAO dit s’attendre à ce que les importations de blé du Maroc passent de 3,3 millions de tonnes en 2018 à environ 4,7 millions en 2019, afin de «couvrir le déficit de la production nationale». L’organe de l’ONU a annoncé que les besoins d’importations céréalières pourraient atteindre 8,2 millions de tonnes en 2019/20, soit 30% de plus que ce qui avait été enregistré lors de la saison précédente.

D’ailleurs, l’agence Reuters a indiqué hier que le gouvernement marocain comptait annoncer, ce jeudi, le rétablissement des droits de douane sur les importations de blé tendre afin de promouvoir les ventes de la récolte locale, impactée par les faibles précipitations.

Outre les prévisions relatives à la production et aux importations, la FAO a indiqué dans son rapport que la hausse des prix des produits alimentaires au Maroc reste faible. Les dernières données disponibles et citées par la FAO montrent qu’en mars 2019, l’inflation des prix des produits alimentaires avait enregistré «une baisse de 2,7% sur une base annuelle».

«Malgré le taux de dépendance élevé du pays vis-à-vis des importations, l’impact des variations des prix internationaux sur les prix intérieurs est atténué par les subventions publiques», rappelle la FAO.

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