Menu

Economie Publié

Parlement : Daoudi élude la question sur la hausse du pétrole

Le gouvernement El Othmani a-t-il une stratégie pour faire face à la hausse des prix de pétrole ? Cet après-midi à la Chambre des conseillers, le ministre Lahcen Daoudi a éludé la question.

Temps de lecture: 2'
DR

Ce mardi 14 mai le baril du Brent s’est échangé à 71,40 dollars, soit une hausse de 1,67% par rapport à hier. Une tendance haussière qui se poursuit depuis plusieurs mois et qui est appelée à se poursuivre. En effet, la tension dans la région du Golfe est montée d’un cran ces dernières quarante-huit heures, notamment après les graves dommages subis par des pipelines en Arabie saoudite cibles d’attaques menées par des drones appartenant aux forces houthies.

Dans un contexte où les bruits de bottes se font de plus en plus pressants, le Maroc est-il préparé à une éventuelle flambée des cours de l’or noir sur le marché mondial ? C’est la question que le groupe des conseillers parlementaires du PAM a posé cet après-midi au ministre des Affaires générales du gouvernement et de la Gouvernance.

«Dieu nous en préserve. Si la région du Moyen-Orient brûle, le gouvernement réagira sans aucun doute. Chaque chose en son temps. Dieu nous en préserve. L’exécutif prendra ses responsabilités le moment opportun», a répondu Lahcen Daoudi.

«Le gouvernement n’a pas de stratégie»

Une réponse qui a donné l’opportunité au président du groupe du Tracteur à la Chambre des conseillers, Aziz Benazzouz, de hausser le ton, accusant le cabinet El Othmani de naviguer à vue sur ce dossier sans la moindre stratégie pour faire face à des prix qui pourraient dépasser les 100 dollars dans les semaines à venir.

Dans son droit de commentaire, Aziz Benazouz a mis en garde le gouvernement contre l’imposition de nouvelles taxes sur les consommateurs au cas où les prix du pétrole continuent leur hausse. Dans son intervention, il a également plaidé pour une augmentation de la capacité du stock stratégique du royaume en carburants à au moins 90 jours alors qu’il est estimé actuellement à trente jours.

éintervention du PAMiste n’est pas la première mise en garde sur le potentiel inflationniste d’une hausse importante des cours mondiaux du baril de pétrole. Au lendemain de la libération totale des prix des carburants, entrée en vigueur le 1er décembre 2015, des voix s’étaient élevées pour demander à l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, de mettre en place des garde-fous contre l'abus de position dominante dans le secteur et d’anticiper un retournement de conjoncture avec une hausse des prix de l'or noir.

Des avertissements ignorés il y a quatre ans, puisque les cours du baril de Brent plongeaient, s’établissant à seulement 34,6 dollars, soit une chute de 31,4% par rapport à 2014.

Dans son avis du 15 février dernier sur le plafonnement des prix des carburants, le Conseil de concurrence a conclu que la libéralisation «a été menée sans tenir compte de plusieurs éléments de contexte national qui auraient dû alerter le gouvernement sur l’opportunité de son entrée en vigueur et les modalités de sa mise en œuvre».

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com