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Politique Publié

Bilan d’étape : El Othmani préfère insister sur les bons points de son gouvernement

Saâd-Eddine El Othmani a présenté, cet après-midi, le bilan d'étape de son gouvernement. Sur les mouvements de contestations, notamment à Al Hoceima et Jerada, il est resté très évasif, reconnaissant que son cabinet -ou un autre- «n’est pas capable de régler les problèmes du Maroc en deux années ou même durant tout son mandat».

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Saâd-Eddine El Othmani au Parlement / DR

«Nous sommes sur la bonne voie» et «les indicateurs sont au vert». Des messages maintes fois répétés par Saâd-Eddine El Othmani lors de la présentation cet après-midi du bilan d’étape de son gouvernement devant les deux Chambres du Parlement.

Pendant près de deux heures, il a énuméré les réalisations de son cabinet durant ses deux années d’exercice (26 avril 2017 au 26 avril 2019). Dans l’ensemble, le chef de l’exécutif est resté fidèle au bilan présenté la semaine dernière par son ministre des Relations avec le Parlement, Mustapha El Khalfi, à la faveur d’une interview accordée à la chaîne TV du PJD.

Devant les députés et les conseillers, El Othmani a apporté un sérieux démenti à toutes les informations faisant état d’absence de cohésion dans les rangs de sa majorité. Mieux encore, il a tenu à saluer «l’harmonie» entre les membres du «bloc».

Evasif sur Al Hoceima et Jerada

S’il s’est attardé sur la progression du Maroc dans les indices Doing Business et de l’ONG Transparency international durant ces deux dernières années, il s’est montré beaucoup plus évasif à l’heure d’aborder les mouvements de contestation à Al Hoceima et Jerada.

Le Hirak du Rif «a commencé bien avant la désignation de ce gouvernement. Cependant  nous avons veillé à intervenir rapidement par une accélération de l’exécution des projets Al Hoceima Phare de la Méditerranée», a-t-il expliqué.

El Othmani a rappelé notamment les «nombreuses visites» effectuées par ses ministres pour s’enquérir sur place de l’état d’avancement du Programme signé en septembre 2015 devant le roi Mohammed VI. Et d’annoncer que tous les projets entrant dans ce cadre-là seront réalisés en 2020. «Nous avons encore une année devant nous», a-t-il souligné.

En janvier dernier à Tanger, lors d’une réunion avec les élus de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, il donnait une autre date, se félicitant «qu’on a pu rattraper le retard, et que les travaux se poursuivent sans écueils, avec une finalisation prévue des projets programmés avant fin 2019».

Quant à la ville de Jerada, elle n’a obtenu en tout et pour tout moins d’une minute de sa longue intervention. El Othmani s’est contenté de rappeler le lancement de projets dans la ville minière et d’affirmer qu’«ils avancent selon un rythme raisonnable».

Puis il tourna rapidement la page des mouvements de contestation pour déclarer que son «gouvernement n’est pas capable de régler les problèmes du Maroc en deux années ou durant tout son mandat». Un argument ayant déjà servi pendant plus de quatre ans à son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, pour faire taire les critiques.

Le chef de l’exécutif a ajouté que les «citoyens ne se rendent pas compte de ce que fait l’exécutif». Il a, dans ce sens, invité ses ministres à «communiquer et à une interaction positive» avec les Marocains.   

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