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Le Maroc est le troisième pays le plus présent parmi les habitants de Bruxelles

Ville européenne cosmopolite par excellence, Bruxelles est devenue le deuxième melting-pot international après Dubaï. En effet, la capitale belge regroupe désormais plus d’habitants étrangers que de locaux. Parmi eux, le Maroc constitue la troisième nationalité.

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Photo d'illustration / Ph. DR.
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Et si Bruxelles était le Dubaï européen en matière d’accueil de ressortissants de plusieurs pays à travers le monde ? Jusqu’à présent une tendance, ce constat est désormais une réalité, chiffres à l’appui. Avec un pourcentage de près de 60%, la capitale belge est en effet classée deuxième mondiale après la ville émiratie (90%) à compter un nombre important d’étrangers parmi ses habitants, selon les données du centre bruxellois JetPack pour l’analyse.

Ainsi et sur une population bruxelloise de 1,2 million de personnes, la majorité n’est pas née de nationalité belge et deux sur six parmi ces étrangers sont naturalisés ou en cours de procédure pour le devenir. Par ailleurs et avec 17%, soit près de 71 440 personnes, l’Afrique représente l’origine la plus présente parmi les ressortissants non-européens vivant à Bruxelles.

En tête avec 69%, les Européens non Belges sont 286 645 à vivre dans la capitale. L’Asie, avec 9%, est représentée par 38 119 habitants, suivie de l’Amérique du Sud (2% soit 9 520 personnes), de l’Amérique du Nord (1% soit 4 332) et enfin de l’Océanie, avec 342 Bruxellois d’adoption.

Les Marocains représentent la troisième communauté expatriée

Au niveau régional, JetPack indique que les ressortissants de l’UE15 (Union européenne des Quinze) constituent 46% des étrangers vivant à Bruxelles, soit 189 966 personnes. L’ensemble de l’EU28 – pays de l’UE élargie –représente 21% avec 85 201 habitants. Troisième du classement, l’Afrique du Nord est l’origine de 10% des Bruxellois, soit 42 516 personnes. L’Afrique sub-saharienne suit avec 5%, soit 18 874 citoyens habitant la capitale belge, devançant l’Asie occidentale (4%, soit 17 918), l’Amérique latine (2%, soit 7 425), l’Asie de l’Est (1%, soit 5 597), l’Amérique du nord et enfin l’Océanie.

Au classement par pays, la tendance s’aligne sur ces statistiques, indiquant que la France est la principale nationalité étrangère présente à Bruxelles avec 15%, soit 63 154 personnes. La Roumanie arrive en deuxième position (9%, soit 38 418), suivie du Maroc (9%, soit 37 449), de l’Italie (8%, soit 32 718), de l’Espagne (7%, soit 28 194), de la Pologne (6%, soit 25 385), du Portugal (5%, soit 19 813), de la Bulgarie (3%, soit 11 568), de l’Allemagne (3%, soit 10 485) ou encore de la Grèce (2%, soit 8 860).

Source : http://brussels-diversity.jetpack.aiSource : http://brussels-diversity.jetpack.ai

Cette dernière devance la République démocratique du Congo (2%, soit 8 657), la Turquie (2%, soit 8 636), les Pays-Bas (2%, soit 8 413), le Royaume-Uni (2%, soit 8 240), la Syrie (1%, soit 6 061) et la Guinée (1%, soit 5 310).

Les autres nationalités les moins présentes parmi les résidents bruxellois sont l’Inde, le Brésil, le Cameroun, les Etats-Unis, l’Algérie, la Chine, le Japon, la Hongrie, l’Irlande, la Suède, l’ex-Yougoslavie, la Russie, la Tunisie, le Pakistan, l’Albanie, l’Equateur, la Finlande, la Macédoine, le Danemark, l’Autriche, les Philippines, la République tchèque, l’Ukraine, la Slovaquie, l’Afghanistan, le Canada ou encore le Liban, entre autres.

La diversité des chiffres n’empêche pas encore la ghettoïsation

En tout, 184 nationalités sont représentées à Bruxelles, sur les près de 200 que compte le monde, ce qui dénote de la diversité qui distingue la capitale européenne. Cependant, la question de l’inclusion sociale de ces différents ressortissants reste parmi les plus importantes pour assurer le «développement d’une société riche sur le plan culturel et social», indique l’étude.

En effet, les données montrent que des nationalités se concentrent dans des communes bruxelloises plus que d’autres. On apprend ainsi que les ressortissants de l’UE15 privilégient le centre-ville, ainsi que les communes de Saint-Gilles, Ixelles et Etterbeek. Pour leur part, les résidents issus d’Afrique du Nord sont plutôt installés à Molenbeek, Anderlecht, Bruxelles-Ville, Saint-Josse et Schaerbeek.

Quant aux Turcs, ils se retrouvent également dans ces deux dernières communes, ce qui dénote d’une véritable séparation, principalement entre les résidents européens d’un côté et ceux d’Afrique et de Turquie de l’autre.

Pour cette raison, l’étude souligne que les gouvernements locaux «devraient garantir l’inclusion sociale des migrants en termes de logement, d’accès à l’emploi ou aux soins de santé», ce qui, selon la même source, contribuera grandement à décloisonner ces différents expatriés.

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