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Terrorisme Publié

Espagne : La mère du présumé terroriste arrêté au Maroc estime qu’il s’agit «d’une erreur»

Les autorités espagnoles ont annoncé l’arrestation d’un djihadiste au Maroc qui aurait planifié un attentat terroriste en Espagne. Tandis que les proches et voisins semblent stupéfaits, le ministère espagnol de l’Intérieur confie que le jeune de 23 ans était depuis plusieurs mois dans leur viseur.

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La mère du présumé djihadiste arrêté au Maroc. / Ph.DR

Les proches et voisins du présumé terroriste arrêté au Maroc sont sorti du silence peu après l’annonce du ministère de l’Intérieur espagnol, ce mercredi, de son arrestation menée en étroite collaboration entre les autorités marocaines et espagnoles le 9 avril dernier.

La première à s’être exprimé n’est autre que sa mère qui «jure devant Dieu», que son fils «n’est pas un terroriste et ne croit pas que son fils ait voulu commettre un attentat». Avant d’affirmer qu’il s’agirait «d’une erreur et d’un mensonge», rapporte le quotidien El Mundo. La mère s’interroge également sur comment son fils qui «lui reste que deux ans pour finir ses études, allait-il poser une bombe ?».

En effet, le Maroco-espagnol Zouhair El B., de 23 ans avait fait des études arabes et de philologie arabe à l’Université de Séville. L’année dernière, le jeune qui a vécu une grande partie de sa vie dans la ville andalouse, s’était inscrit à un cours de volontariat destiné à accompagner les personnes âgées menacées d’isolement social, précise le média local Diario de Sevilla.

Sa famille était quant à elle très respectée dans le voisinage, poursuit-on de même source. Sa mère était auxiliaire de vie aux personnes âgées et son père est imam à la mosquée Al Baraka. Le fils se rendait souvent à cette même mosquée, mais les fidèles soulignent que «rien n’indiquait qu’il s’était radicalisé».

Collaboration étroite entre l'Espagne et le Maroc

Pourtant, le jeune était depuis un certain moment dans le collimateur des autorités espagnoles, étant donné qu’il entretenait des relations avec des personnes radicalisées, souligne le quotidien ABC. De plus, le Maroco-espagnol aurait reconnu ses intentions de commettre un attentat suicide lors de son interrogatoire à Rabat, précisent des sources proches de l’enquête au média ibérique.

Son arrestation a eu lieu quelques jours après que la famille ne se rende au Maroc pour rendre visite à la grand-mère qui était souffrante. «Profitant du fait qu’il se rendait récemment dans son pays d’origine, (les autorités espagnoles) ont fourni son identité et son emplacement exact aux agents marocains - avec lesquels une excellente collaboration est entretenue– pour s’occuper de l’arrestation», poursuit la même source.

Parallèlement à son arrestation, les autorités espagnoles ont mené une perquisition dans le domicile du détenu à Séville. Toutefois, «aucune substance susceptible de servir d'explosif» n’a été retrouvée, bien que de «la documentation et du matériel informatique» aient été saisis pour analyse, confie une source du ministère espagnol de l’Intérieur à ABC.

Ces même documents pourraient mener à de nouvelles arrestations et perquisitions à Séville, note la même source. Quant au jeune marocain, si les autorités espagnoles ne demandent pas son extradition, il pourrait écoper d’une peine de 30 ans de prison au Maroc s’il est reconnu coupable.

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