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Politique Publié

Hirak : Une pétition appelle à la libération immédiate des détenus

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Des proches des détenus du Hirak du Rif manifestent devant la Cour d'appel de Casablanca, le 5 avril 2019 / Ph. Fadel Senna (AFP)

Signée par près de 300 personnes, partis politiques, syndicats et associations basées en France, au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Belgique, une pétition dénonce un «jugement inique» et des «peines révoltantes» (de 1 à 20 ans de prison) confirmées par la cour d’appel de Casablanca, le 5 avril dernier, à l’encontre d’une quarantaine de militants du Hirak du Rif, dont Nasser Zefzafi. «Alors que les militants jugés ont porté pacifiquement durant des mois des revendications sociales, économiques, culturelles et politiques les plus élémentaires (…), la réponse du Makhzen marocain a été, comme à son habitude, la répression aveugle et la militarisation renforcée du Rif», lit-on dans le texte.

«Le jugement prononcé démontre pour la énième fois l’absence d’un Etat de droit et d’une justice sociale et démocratique», dénoncent les signataires, qui appellent «l’ensemble des démocrates, des femmes et des hommes épris de justice à exprimer leur indignation face à ce déni de justice». Cette pétition parvenue à Yabiladi exprime également une «totale solidarité avec le combat des prisonniers du Hirak et leurs familles pour la dignité, la justice sociale et la démocratie», tout en soutenant «toutes initiatives pacifiques pour la libération immédiate des prisonniers du Hirak du Rif, des prisonniers des autres mouvements sociaux et des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc».

Cette pétition est signée, entre autres, par les associations Action Jeunesse (Maroc), Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA), Beyti (Tunisie), Femmes plurielles, le Comité de soutien au mouvement rifain à Paris (CSMR), l’Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), l’Association des citoyens originaires de Turquie (ACORT), l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), l’Association marocaine des droits humains (AMDH), mais également par des enseignants chercheurs, des avocats, des journalistes, des intellectuels et des écrivains tels qu’Abdellatif et Jocelyne Laâbi.

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