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Politique Publié

Sahara occidental : WSRW sort son rapport sur les exportations de phosphate

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Image d'illustration. / DR

L’ONG pro-Polisario Western Sahara Ressource Watch a publié lundi un rapport sur les exportations présumées du phosphate du Sahara vers l’étranger. Un document de 27 pages qui traquent aussi les importateurs de ce minerai, selon l’ONG.

Le rapport avance qu’un «volume total de 1,93 million de tonnes» aurait été exporté du Sahara en 2018, estimant sa valeur à «163,88 millions de dollars, expédiés par 33 vraquiers». «Des exportations sont en augmentation par rapport à 2017», ajoute l’ONG pro-Polisario.

«Les importations de la production marocaine au Sahara occidental en 2018 sont du fait de six sociétés de quatre pays différents, tandis qu’environ 72 sociétés ont été identifiées au niveau international comme possédant ou exploitant les navires qui ont transporté le minerai de phosphate jusqu’aux importateurs», poursuit-elle.

WSRW note aussi que «le principal importateur, Nutrien Ltd, du Canada – à lui seul responsable de près de 50% des cargaisons de l’année – a décidé d’arrêter fin 2018 toutes importations en provenance» du Sahara. L’ONG, qui s’était félicitée de ce retrait en septembre 2018, le qualifiant de «victoire», omet de souligner que le groupe canadien avait expliqué cette décision par des «raisons économiques». Elle précise toutefois que «deux nouveaux clients entrent en jeu : Coromandel Ltd en Inde, responsable d’une seule petite cargaison, et Sinofert Holdings Ltd en Chine, dont Nutrien est le deuxième plus gros propriétaire», ajoute-t-elle.

Le rapport dénonce aussi la présence de «sociétés européennes impliquées dans le transport de la matière litigieuse», tirant à boulets rouges, outre le Maroc, sur le groupe danois Ultrabulk A/S.

Parallèlement à sa carte de «violences» présumées au Sahara, le Polisario parie également sur ce qu’il considère comme une «exploitation» des ressources naturelles du Sahara par le Maroc. A travers l’ONG Western Sahara Ressource Watch, il traque ainsi plusieurs entreprises internationales qu’il accuse de «violation du droit international».

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