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Société Publié

Maroc : La loi-cadre de l'enseignement ou le texte de la discorde

Censé être discuté et approuvé par la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, l’examen de la loi-cadre relative à l’enseignement, prévu ce lundi, a été reporté. Parallèlement, une pétition dénonçant la «francisation» de l’enseignement et appelant à l’amendement de ladite loi vient de voir le jour, grâce à la Coalition nationale pour la langue arabe au Maroc.

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Image d'illustration. / DR

La Coalition nationale pour la langue arabe au Maroc (CNLAM) vient d'ajouter sa pierre à l'édifice. Un appel à l’amendement du projet de loi n°51.17 sur la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, toujours pas approuvé par la Commission de l'enseignement, de la culture et de la communication, vient de voir le jour.

Adressée aux chefs du gouvernement, aux deux chambres du Parlement, aux présidents des groupes parlementaires et au ministre de l’Education nationale, la pétition intitulée «pour une justice linguistique», lancée par la CNLAM et signée par plus de 150 personnalités politiques et académiques, dénonce le contenu de ladite loi-cadre concernant le volet des choix linguistiques. Elle appelle à rectifier le texte, de façon à se conformer à la Constitution et à redonner à l’arabe sa place dans le système éducatif.

«La question de la langue n’est ni un choix arbitraire ni une question marginale pouvant être résolue de cette rapidité. Elle exige d’engager un dialogue national approfondi sur la question linguistique dans l’école marocaine et d’impliquer les spécialistes et les acteurs de la société civile dans cet effort, loin des convulsions et des conflits fabriqués.»

Coalition nationale pour la langue arabe au Maroc

La réunion de la commission de l’enseignement reportée

Tout en invitant les institutions constitutionnelles compétentes à assumer leur responsabilité, en respectant les règles constitutionnelles, la coalition annonce son intention de lancer une «une pétition populaire ouverte aux individus et aux institutions sur les réseaux sociaux avant de recourir à d'autres activités afin de mobiliser toutes les énergies et les compétences sociétales pour modifier le cadre juridique».

Parmi les signataires initiaux, il s’agit entre autres d’Abdelkader Fassi Fihri, expert linguistique international, Mustapha El Ktiri, Haut-commissaire aux anciens combattants, l’ancien ministre de la Culture, Bensalem Himich, le politologue Abdessamad Belkebir, l’ancien ministre et figure de proue du parti de l’Istiqlal M’Hamed Khalifa et le président de l’Union mondiale des érudits musulmans (UMEM), Ahmed Raissouni.

Cette position rappelle celle exprimée auparavant par Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement qui a lui-même rejoint le Mouvement unicité et réforme et la position de la Fédération nationales des fonctionnaires de l’enseignement affiliée à l’UNMT. Une sortie médiatique durant laquelle l’ex-secrétaire général du PJD a appelé les élus de son parti à ne pas voter en faveur de ladite loi-cadre et qui aurait mobilisé l’actuel chef du gouvernement. Des sources médiatiques ont fait état, ce lundi, d’une réunion entre Saâdeddine El Othmani et les parlementaires du PJD à la Chambre des représentants.

A noter que la réunion de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, prévue lundi matin, aurait été reportée au mardi, selon Alyaoum 24. D’ailleurs, l’opposition à la Chambre basse a critiqué ce lundi l’absence des ministres du gouvernement d’El Othmani à l’ouverture de la session extraordinaire du Parlement à l’appel de l’exécutif.

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