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Politique Publié

Attentats de Madrid : La justice espagnole rejette les accusations d’un ex-commissaire contre le Maroc

Après avoir auditionné José Manuel Villarejo, un juge du Tribunal de l’Audience Nationale a conclu ce vendredi que les accusations portées par l’ex-commissaire contre le Maroc pour son implication présumée dans les attentats du 11 mars 2004, se résument à de simples «conjectures».

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José Manuel Villarejo, ex-commissaire de la police espagnole / DR

Le 11 mars, l’Espagne commémorait le 15e anniversaire des attentats terroristes de Madrid. Une occasion pour un ex-commissaire de la police, José Manuel Villarejo, derrière les barreaux depuis le 17 novembre 2017 pour «appartenance à une organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption», de réitérer ses accusations à l’égard du Maroc.

Il a ouvertement accusé les services secrets marocains et français de la responsabilité des attentas ayant causé la mort de 191 personnes. Pour appuyer ses dires, il a même présenté deux «documents» au Tribunal de l’Audience Nationale à Madrid afin d’ouvrir une enquête.

Dans le deuxième texte, il avance que la commission des attentats répondait à un objectif de Rabat de «venger» les incidents de l’ilôt Perejil de 2002. Et de prétendre que les renseignements espagnols auraient «des informations» sur des réunions entre responsables français et marocains pour la préparation des attentats.

De simples «conjectures», affirme le parquet général

Hier, vendredi, le juge García-Castellón de l’Audience Nationale chargé d’enquêter sur les allégations de l’ex-commissaire a balayé d’un revers de main les accusations portées par José Manuel Villarejo contre le Maroc.

Elles se résument à des «conjectures et à des opinions sans données objectives», indique le site El Espagnol. Il a été signifié au plaignant de «fournir des documents officiels» appuyant sa version. L’affaire ne sera pas instruite par la justice, confient des «sources judiciaires» à la publication en ligne. Une conclusion à laquelle est parvenu le magistrat après avoir auditionné, le jeudi 28 mars, le détenu. Vingt-quatre plus tard, c’est donc un retour à la case départ pour Villarejo.

L’ex-commissaire de police a été arrêté en 2017 dans le cadre de l’ «Opération Tandem» pour «appartenance à une organisation criminelle» qui «introduit en Espagne et dans d’autres pays de l’Union européenne des fonds en provenance d’activités illicites en relations avec la corruption internationale dans le commerce». Incarcéré depuis, il est également poursuivi par la justice espagnole pour d’autres délits. Le 28 janvier dernier, le site Publico affirmait que le patrimoine de Villarejo est estimé à 20 millions d’euros.

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