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Religion Publié

Contre l’islamophobie, Macron est appelé à faire preuve d’«actes forts»

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Le président français Emmanuel Macron / Ph. Gonzalo Fuentes (Reuters)

Une tribune publiée vendredi dans plusieurs médias, dont Le Monde, appelle à «des actes forts du président de la République et du gouvernement» français contre l’islamophobie.

Le texte est paru une semaine après les attentats terroristes en Nouvelle-Zélande, qui ont visé deux mosquées de la ville de Christchurch en faisant 50 morts et une cinquantaine de blessés.

«Il ne se passe pas un jour en France sans que des propos islamophobes soient tenus dans de nombreux médias ou dans certains discours politiques. Personne ne s’en émeut outre mesure, et leurs auteurs ne sont pas condamnés», lit-on dans la tribune, reprise en extraits par Ouest-France.

Pour les signataires, l’attentat doit constituer une prise de conscience du «danger qui guette les personnes de confession musulmane et la France, avant qu’il ne soit trop tard». Ainsi, cette lettre appelle à une réaction du président et du gouvernement «comme ils l’ont fait à juste titre dans le cas de la lutte contre l’antisémitisme. Ils doivent prendre la mesure de la montée de l’islamophobie dans le pays».

Parmi les signataires figurent le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, le directeur du Collectif contre l’islamophobie en France Jawad Bachare, le directeur de la plateforme Les Musulmans Marwan Muhammad, l’acteur Mathieu Kassovitz et la sénatrice Nathalie Goulet, entre autres.

Selon Ouest-France, le ministère de l’Intérieur considère que le nombre d’actes islamophobes suivis d’une plainte en France a baissé en 2018, «passant de 121 à 100, pour tomber à son plus bas niveau depuis 2010. Les faits antisémites ont bondi de 74 % (541 faits) après deux années de baisse, et le nombre d’actes antichrétiens est stable (1 063 actes recensés)».

Cependant, l’Observatoire national contre l’islamophobie relevant du CFCM conteste des chiffres qui ne «reflètent pas la réalité» du fait des réticences à porter plainte. Sur la base de signalements à son niveau, le CFCM fait plutôt état d’une hausse de 52 % en 2018 par rapport à 2017, avec 676 actes.

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