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Politique Publié

Le Maroc s'exprime enfin sur l’absence de l’Iran à une réunion de l’OCI

Après presque dix jours de silence, le Maroc a officiellement expliqué les «motifs» de l’absence de la délégation iranienne à une réunion des Parlements de l’OCI. Le président de la Chambre des représentants estime que «Téhéran n’a pas respecté les conditions en vigueur pour prendre part à la session».

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Photo d'illustration. / DR

Du 10 au 14 mars, le Maroc a accueilli la 14e session de l’Union des Parlements de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), réunion qui a été essentiellement marquée par l’absence de la délégation iranienne. Depuis à Téhéran, les responsables sont tous unanimes à parler d’une «interdiction» décrétée contre eux par les autorités marocaines, alors que Rabat observe le silence. Un vide qu’ont tenté de combler certaines voix officieuses et sous couvert d’anonymat.

Ce mardi 19 mars, le président de la Chambre des représentants est sorti de sa réserve pour présenter, à l’occasion d’un point de presse, la version du royaume à ce sujet. Habib El Malki a répété à maintes reprises que le Maroc a «rempli tous les cahiers des charges» demandés par le secrétariat général de l’OCI pour l’organisation de l’événement.

En revanche, il a renvoyé la balle dans le camp de l’Iran qui, a-t-il dit, «n’a pas respecté les conditions en vigueur pour prendre part à la session», a déclaré Habib El Malki. Il a également reconnu qu’«on ne peut accueillir une délégation composée de 30 ou 40 membres. Le Maroc a un savoir-faire qui a atteint un certain niveau de professionnalisme dans l’organisation des congrès».

L’Iran assurait la présidence lors de la 13e session des Parlement de l’OCI

Il a révélé également que Rabat a sollicité le secrétariat général de l’OCI pour demander aux pays islamiques de réduire le nombre de leurs délégations. Apparemment, et selon ses dires, l’Iran n’aurait pas observé ses consignes.

El Malki a précisé que les invitations n’ont pas été adressées par le Maroc, soulignant que cela était du ressort exclusif du secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique et de l’ancienne présidence. Le président a bien évidement omis de mentionner que c’est l’Iran qui a occupé ce fauteuil au terme de la 13e session de l’Union des Parlements de l’OCI, organisée dans la capitale en janvier 2018. Une réunion sanctionnée, d’ailleurs, par la «Déclaration de Téhéran».

Si l’Iran avait pris part à la réunion de Rabat, c’est le président de son Parlement, Ali Larijani, qui aurait présidé la séance d’ouverture comme l’exigent les règles de protocole dans pareilles circonstances, avant de céder le témoin au Marocain Habib El Malki.

Reste à savoir si le Maroc et certains de ses «alliés» au sein du Conseil du Coopération des Etats du Golfe, venus en force à Rabat, et à l’international, auraient accepté une telle présence ?

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