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Pays-Bas : Tensions après des appels à venger les Marocos-néerlandais attaqués par des jeunes

Après la violente attaque d’une maison de maroco-néerlandais, par un groupe de jeunes, les autorités de la petite ville de pêcheurs d’Urk restent sur le qui-vive face à de nouveaux affrontements.

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Une centaine de jeunes avait pris d'assaut la maison d'une famille maroco-néerlandais quelques jours plus tôt. / Ph.DR
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Pendant plusieurs jours, la petite ville d'Urk (province du Flevoland aux Pays-Bas) de 20 000 habitants s’est transformée en véritable forteresse, rapporte le quotidien De Telegraaf. Les premiers recalés aux points de contrôle ont été les Marocains, étant donné que la police avait connaissance d’un possible regroupement de jeune maroco-néerlandais, confie un agent au quotidien néerlandais De Telegraaf.

Le vendredi dernier, ce n’est pas moins de 35 voitures qui ont été empêchées d’accéder à la ville. Durant les fouilles, quatre personnes armées ont été arrêtées, poursuit-on de même source. Bien qu’un porte-parole de la police affirme que «tout le monde est contrôlé», un agent confie au quotidien qu’entre autres, ils doivent regarder «l’apparence», étant donné que «la menace est suffisamment grande».

«Venger les Maroco-néerlandais»

Le renforcement de la sécurité, s’est opéré après la diffusion d’un message sur les réseaux sociaux annonçant que «des centaines de Marocains en colère de tout le pays vengeraient la lâche attaque sur la famille maroco-néerlandais», précise pour sa part De Stentor.

Pour rappel, lundi dernier, une centaine de jeunes avaient pris d’assaut la maison d’une famille marocaine à Urk. La situation avait rapidement dégénéré : les jeunes ont jeté des pierres et allumé des feux d’artifices avant de rentrer dans le domicile et d’attaquer ses habitants, blessant ainsi la mère, le fils et la sœur, précise le média néerlandais.

Le fils aurait reçu des messages menaçant quelques jours plus tôt. Le soir de l’incident, il a été suivi par des individus, affirme-t-il aux médias néerlandais. Il a finalement été raccompagné jusqu’à chez lui par un agent, précise pour sa part Dutch News.

Les agresseurs l’ont également suivi et auraient scandé le nom de l’ancien député islamophobe Geert Wilders, selon des témoins. Alertée par la situation, la police a déployé divers agents des municipalités environnantes, précise la police dans un communiqué.

Finalement, cinq suspects ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi, trois d’entre eux comparaîtrons devant le tribunal en juin, précise Omroep Flevoland. L’enquête sur cet incident, que le maire d’Urk, Pieter van Maaren, a jugé «complétement inacceptable», se poursuit.

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