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Baraka cherche à supplanter Akhannouch en tant qu’opposant n°1 d’El Othmani

Une des particularités du gouvernement El Othmani est qu’il n’a pas de réelle opposition parlementaire. Le RNI, pourtant membre de l’exécutif, joue ce rôle. Après une période de flottement, l’Istiqlal de Nizar Baraka vient de lancer la campagne pour récupérer ce qu’il considère comme son «dû».

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Depuis son élection à la tête de l’Istiqlal en 2017, Nizar Baraka cherche à s’affirmer en tant que leader de l’opposition parlementaire au sein du cabinet El Othmani. / DR
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Il y a une semaine, Nabil Benabdellah a ouvertement pointé du doigt l’absence de cohésion entre les composantes de la majorité gouvernementale. Le secrétaire général a mis en garde contre les conséquences de la guerre que se livrent le PJD et le RNI sur la réalisation des chantiers et des projets de grandes réformes.

Une analyse que partage Nizar Baraka qui, depuis son élection à la tête de l’Istiqlal en 2017, cherche à s’affirmer en tant que leader de l’opposition parlementaire au sein du cabinet El Othmani. Hier soir, l’occasion s’est présentée à lui de concrétiser cet objectif : invité à la Fondation Al Faqih Tétouani, il a décoché une série de flèches en direction du gouvernement, l’accusant de «paralyser la réforme et les institutions».

Mohamed Najib Boulif répond à Nizar Baraka

L’ancien ministre des Finances sous Benkirane I a estimé que l’exécutif n’a pas tiré les leçons de la campagne de boycott et continue de mener une politique visant la paupérisation de la classe moyenne et menaçant le pouvoir d’achat de l’ensemble des citoyens.

Dans son réquisitoire, Nizar Baraka a déploré que les formations de la coalition gouvernementale soient préoccupées par les prochaines élections législatives, plutôt que de répondre aux attentes et aux problèmes des citoyens. Le secrétaire général de l’Istiqlal a également annoncé que son parti est en train d’évaluer les huit années de la Constitution du 1er juillet 2011, laissant ainsi entendre que la Balance pourrait appeler à une réforme de la loi fondamentale. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à cogiter cette hypothèse en vue d’amender l’article 47.  

Force est de constater que les critiques de Nizar Baraka n’ont pas fait sortir de leurs gonds les ténors du PJD, comme c’est le cas avec les piques du RNI. Tous observent le silence, à l’exception de Mohamed Najib Boulif, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, qui s’est dit surpris d’entendre le secrétaire général de l’Istiqlal plaider pour augmenter les salaires et accorder des aides aux classes démunies, alors que durant son passage au ministère des Finances, il était un fervent défenseur de l’austérité budgétaire et des équilibres macroéconomiques.

Pour rappel, Boulif et Baraka ont travaillé ensemble pendant plus d’une année au sein du gouvernement Benkirane I.

Article modifié le 2019/02/15 à 18h18

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