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Politique   Publié

Benkirane a-t-il bénéficié d’une deuxième retraite complémentaire ?

La polémique sur la retraite exceptionnelle de Benkirane s’accroche à la une de l’actualité nationale, au point d’éclipser l’affaire du «rappel» de l’ambassadeur du royaume en Arabie saoudite. Après la publication d’allégations sur une «deuxième pension civile» dont il aurait bénéficié, le PJDiste a réagi, niant tout en bloc.

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Abdelilah Benkirane / Archive - DR

Nouvel épisode dans le feuilleton de la retraite exceptionnelle d’Abdelilah Benkirane. Hier soir, l’ancien chef du gouvernement a réagi via une vidéo live sur Facebook de plus de dix minutes. Dans son intervention, il a surtout ciblé le quotidien arabophone Al Akhbar, n’hésitant pas à traiter de «menteur» son directeur de publication, Rachid Niny.

Très remonté contre son ancien «allié» durant les années dans l’opposition parce qu’il publie dans son journal un article accusant l’ex-secrétaire général du PJD de bénéficier d’une «deuxième retraite civile complémentaire qui n’a aucun lien avec ses activités gouvernementale ou parlementaire». Al Akhbar a également ajouté que l’exécutif El Othmani a accordé à Benkirane 1,4 million de dirhams de rappel de pension.

Benkirane met au défi ses opposants

Un montant que l’intéressé n’a pas démenti mais a préféré viser ailleurs : Le «gouvernement n’a fait qu’exécuter l’ordre qu’il a reçu». «Je suis étonné d’apprendre l’existence de cette deuxième retraite. Montrez là-moi», a-t-il lancé au directeur de publication. «Je vous mets au défi d’apporter les preuves attestant vos dires. Si vous les présentez, je quitterai alors le Maroc parce que je ne pourrai affronter ni ma famille ni les gens si je mens».

«Je n’ai qu’une seule retraite de 70.000 dh et non de 90.000 dh ou de 130.000 dh comme a prétendu Ahmed Assid, l'autre menteur (…)  Ils ont menti. Ils auraient dû présenter leurs excuses. Honte pour vous. Vous auriez dû respectez le roi», a-t-il martelé. Visiblement sûr de ce qu’il avance, il a invité le président de la Cour des comptes, Driss Jettou, de mener une enquête sur sa fortune.

Benkirane a reconnu avoir bénéficié d’une retraire parlementaire sur ses onze années passées à la Chambre des représentants de 1999 à novembre 2011. «Mais où est cette retraite ? Depuis septembre 2017, je ne la touche plus (…) les caisses sont vides». Il n’a pas révélé le montant de sa pension de député mais était estimée à 15.000 dirhams par mois pour les parlementaires ayant accompli plus de trois mandats. Ce qui est son cas. 

Pour mémoire le 12 octobre 2017, alors qu’il était encore secrétaire général du PJD, il annonçait lors d’une réunion interne de son parti avoir ordonné au président du groupe des députés, Driss Azami, de voter contre le paiement des retraites des parlementaires.

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