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Politique   Publié

Reniement de Benkirane sur les confortables retraites des ministres et parlementaires ?

L’opposition aux confortables retraites des ministres et parlementaires a, semble-t-il, pris sa retraite dans les rangs du PJD.

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Les «révélations» de Benkirane devant une délégation de membres du PJD installés à l’étranger continue d’alimenter la polémique. L’ancien secrétaire général a reconnu qu’il touche une «pension de retraite» sur les quatre années de sa présidence de l’exécutif.

«Quand j’ai quitté le gouvernement je n’avais pas de quoi acheter ni une villa de 300 ou de 700 mètres (…) Pour avoir droit à la retraite de la présidence du gouvernement, il fallait que du temps passe avant de pouvoir la demander (…) Et grâce à Dieu, je n’ai pas eu à la solliciter», a-t-il déclaré le dimanche 13 janvier mais sans en donner le montant.

Quand Benkirane dénonçait les retraites des ministres

Immédiatement des estimations ont essaimé sur les réseaux sociaux et dans certains médias, oscillant entre 50 et 70 mille dirhams. Certaines voix avancent que Benkirane aurait bénéficié d’une «générosité spéciale» similaire à celle accordée à Abderrahman Youssoufi, pour les quatre années passées à la tête du gouvernement d’alternance.

Depuis sa sortie du 13 janvier, le PJDiste s’est muré dans le silence. Sous couvert d’anonymat une «source proche» de l’ancien secrétaire de la Lampe a reconnu dans des déclarations au site alyaoum24 que Benkirane «bénéficie d’une retraite sur sa présidence du gouvernement mais qu’il ne l’a pas sollicitée», ajoutant qu’ «il n’a signé aucun document à ce propos».  

Ces précisions sont de nature à donner du grain à moudre à ceux qui ne cessent de dénoncer le double langage des islamistes. Abdelilah Benkirane en personne manifestait publiquement sa condamnation de ces rentes. Une vidéo, immortalisant cette époque, circule depuis quelques jours. Alors député dans les rangs de l’opposition, son intervention en 2001 à la Chambre des représentants dénonçait ce qu’il finira par bénéficier. 

En octobre 2017, encore secrétaire général du PJD, il déclarait à l’occasion d’une réunion de son parti à Salé qu’il avait ordonné au président du groupe des députés, Driss Azami, de voter contre le sauvetage des caisses des retraites des parlementaires. Cinq mois plus tard, les islamistes se sont rétractés. 

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