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Politique Publié

Incursions du Polisario : «La MINURSO n'a rien observé qui puisse constituer une violation», indique l’ONU

Le 10 janvier, dan une lettre, le Maroc alertait le secrétaire général de l’ONU sur des violations du cessez-le-feu par le Polisario. Le lendemain, le porte-parole a réagi à la missive.

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Stéphane Dujarric, porte-parole du SG de l’ONU / DR

Une nouvelle fois, l’ONU ne donne pas raison au Maroc. Le porte-parole du secrétaire général s’est gardé, dans un premier temps, de commenter la missive adressée par le Maroc faisant état de «violations» du cessez-le-feu par le Polisario.

«Comme vous le savez, il existe une procédure établie pour l’évaluation de telles allégations de la part de la Mission des Nations Unies sur le terrain (MINURSO), basée sur une surveillance impartiale et des observations de nos collègues au Sahara occidental», a indiqué Stéphane Dujarric lors de son point de presse du 11 janvier en réponse à une question sur ce sujet.

Laissant de côté le ton prudent, il a ajouté que «la Mission des Nations Unies, la MINURSO, était présente lors de ces deux présumés incidents et n'a rien observé qui puisse constituer une violation aux termes des accords applicables».

Une position qui rappelle celle du 2 avril 2018

Dujarric a expliqué que «les incidents ou problèmes identifiés comme constituant une violation sont (…) signalés au Conseil de sécurité dans le cadre des procédures habituelles d'établissement de rapports de la Mission». Visiblement agacé par la question, le fonctionnaire a demandé aux journalistes de passer à un autre sujet. «Allons dans un endroit différent du monde», leur a-t-il lancé.

La réponse du porte-parole n’est pas sans rappeler celle livrée le 2 avril 2018 en réaction aux alertes du Maroc sur des incursions des éléments armés du Polisario au Nord-Est du territoire. «La MINURSO n'a observé aucun mouvement militaire de la part des éléments du Polisario au Nord-Est du territoire. La MINURSO continue la surveillance de la situation».

Des déclarations immédiatement dénoncées par le Maroc, ce qui avait contraint le porte-parole du secrétaire général de l’ONU à revoir sa copie le lendemain.

«La zone qu'ils (les Casques bleus) doivent couvrir est très vaste. Ils peuvent seulement réaliser un rapport d'après ce qu'ils ont vu. Et une fois de plus, ce n'est pas du parti pris», avait-il souligné. Et d'ajouter que «l'ONU ne prend pas de parti. La MINURSO a fait un rapport sur ce qu'elle a constaté». 

Le jeudi 10 janvier, l’ambassadeur Omar Hilale a informé, dans deux lettres adressées aux secrétaire général des Nations unies et le président du Conseil de sécurité, que le Polisario «persiste dans ses violations et provocations dans la zone tampon de Guergarate, ainsi qu’à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain».

«Le Royaume du Maroc ne saurait tolérer la récurrence de ces provocations qui menacent sérieusement la paix et la sécurité régionales et compromettent les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel, les appelant, au même titre que la MINURSO, à condamner ces violations et exiger du ‘Polisario’ de les arrêter immédiatement», a-t-il précisé.

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