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Politique Publié

Environ 900 élus sahraouis demandent aux eurodéputés d’adopter les accords de pêche et agricoles

Dans une pétition, les signataires, de diverses tendances politiques, puisent leur argumentaire dans les rapports de la Commission européenne et du secrétaire général de l’ONU.

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Photo d'illustration. / DR

Mardi, l’ONG Western Sahara Resource Watch a demandé aux eurodéputés de «suspendre» le vote des modifications apportées à l’accord d’association UE-Maroc, qui étendra les préférences commerciales au Sahara occidental.

La réaction du royaume à cette sollicitude n’a pas tardé : 331 élus de la région Dakhla Oued Eddahab et 548 de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra ont appelé, dans une pétition adressée au Parlement européen, à la «reconduction» des accords commerciaux entre Rabat et Bruxelles.

Les signataires affirment que «la thèse» véhiculée par le Polisario et ses relais au Parlement européen, selon laquelle la population locale ne bénéficie pas des retombées économiques de ces accords, «est nulle et non avenue».

Des arguments puisés dans des rapports de la Commission européenne

Ils précisent que «les premières estimations des retombées socio-économiques de l’appui sectoriel ont permis l’amélioration des conditions de travail de dizaines de milliers de travailleurs dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture et leurs activités connexes, y compris au Sahara, selon un rapport produit par la Commission européenne en septembre 2017».

Le rapport en question soulignait que «75% des impacts socio-économiques sont au bénéfice des régions de Dakhla-Oued Eddahab et de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra».

Les signataires ont également puisé d’autres arguments dans le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies publié en octobre. Antonio Guterres y a mis en exergue «les investissements considérables en infrastructures et les projets de développement économiques» du Maroc dans la province.  

Le diplomate portugais a indiqué que son envoyé personnel pour la Sahara occidental, Horst Köhler, a notamment «visité (fin juin) de nombreux projets de développement financés par le Maroc, parmi lesquels un centre de conférence, un hôpital et une unité de traitement de phosphate à Laayoune», soulignant que les populations locales étaient «reconnaissantes du soutien financier» dont jouit la région.

La Commission du Commerce international a programmé pour le 16 janvier l’examen des modifications apportées à l’accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne. Le Polisario demande aux eurodéputés de ne pas tenir compte du rapport rédigé par l’ancienne rapporteuse de ladite Commission, la Française Patricia Lalonde, qu’elle accuse d’être une «lobbyiste» du Maroc.

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