Menu

Politique Publié

10 janvier 2017 : Lorsque commençait le compte à rebours de la destitution de Benkirane

Il y a exactement deux années jour pour jour commençait l’opération du compte à rebours du limogeage d’Abdelilah Benkirane, ce dernier ayant échoué à former un nouveau gouvernement.

Temps de lecture: 2'
Abdelilah Benkirane et le roi Mohammed VI. / DR

Le 15 mars 2017, et après six longs mois d’attente, le roi Mohammed VI a fini par destituer Abdelilah Benkirane, ce dernier n’étant pas parvenu à former un nouveau gouvernement. Un anniversaire commémoré, depuis, par certains médias marocains.

Néanmoins, c’est au terme de la session du conseil des ministres, tenue le 10 janvier de la même année au palais royal de Casablanca, que le compte à rebours de l’opération du limogeage de l’ancien secrétaire général du PJD de la présidence du gouvernement, a été lancée.

Une réunion qui a complètement changé la donne de la carte électorale. Les résultats des élections législatives du 7 octobre 2016, ayant enregistré la victoire du PJD, ont été relégués aux seconds plans.

Place à l’impératif de l’adoption, par les deux Chambres du Parlement, de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Une procédure exigée par l’UA avant qu’elle ne prononce son verdict portant sur la requête d’adhésion du royaume lors du 27e sommet de l’organisation continentale, programmé à Addis-Abeba les 30 et 31 janvier 2017.

10 janvier 2017 : le sort de Benkirane était scellé  

«Partant de la détermination de SM le Roi de parachever les procédures juridiques, le Souverain a insisté sur la nécessité d’accélérer celle relative à l’approbation de l’acte constitutif de l’Union africaine, y compris son adoption par les deux Chambres du Parlement», indiquait le porte-parole du palais royal dans un communiqué. Une injonction royale contraire aux intérêts de Benkirane et de son parti.

Sans doute qu’en sortant de la réunion du conseil des ministres, Benkirane savait que son sort était presque scellé. Il était également certain que son parti n’était pas en mesure d’offrir à son principal allié, l’Istiqlal, la présidence de la Chambre des représentants.

Elle est, d’ailleurs, officiellement tombée le 16 janvier dans l’escarcelle de l’USFP, grâce notamment à l’appui ferme des élus du PAM, du RNI, du MP et de l’UC. La candidature de Habib El Malki avait réuni 189 voix sur les 342 exprimées lors de l’opération du vote, contre 137 bulletins blancs et 7 nuls. Et pourtant, la Rose n’avait glané à l’occasion du scrutin du 7 octobre que 20 députés à la Chambre basse, contre les 126 pour le PJD et les 46 de la Balance.

Le 14 mars 2017, le roi Mohammed rentrait au Maroc après une tournée dans plusieurs pays africains initiée le 1er février. Le lendemain, il limogeait Benkirane.

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com