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Politique Publié

Cacophonie au sein du gouvernement du maroc : El Othmani dans un cul de sac ?

Le gouvernement El Othmani est en panne du fait même des divergences grandissantes entre composantes de la majorité. Une cacophonie qui  semble diriger l’executif vers un cul de sac.

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Au fil des jours, le gouvernement El Othmani s’enfonce dans la zone de turbulences. Aux traditionnelles prises de bec entre le RNI et le PJD, dont le dernier acte s’est joué le week-end dernier, s’ajoute l’éclatement d’une crise, qui couvait depuis plusieurs mois, entre le RNI et le PPS.

Les amis d’Aziz Akhannouch n’ont pas apprécié les flèches décochées par Ismaïl Alaoui en direction du Plan Maroc vert. Leur riposte n’a pas tardé, estimant dans un article que l’ancien secrétaire général du PPS n’est pas la personne indiquée pour donner des leçons du fait de «sa connaissance limitée du secteur agricole».

Outre ces querelles entre membres censés appartenir au même cabinet, la gestion du chef du gouvernement de certains dossiers urgents est loin de faire l’unanimité.

Le 29 novembre dernier, le roi Mohammed VI retoquait le programme préparé par Saâd-Eddine El Othmani sur la relance de l’emploi des jeunes par la formation professionnelle. Un rejet auquel s’ajoute le report à une date ultérieure de la Rencontre nationale sur les jeunes et l’emploi, initialement prévue vers la fin de 2018. En cause le retard qu’accuse la préparation d’un événement, confiée au chef du gouvernement.

Gestion de la colère des agriculteurs du Souss

Le même jour, Aziz Akhannouch investit le dossier de la colère des agriculteurs de Souss et de Safi suite aux incursions répétées dans leurs champs de groupes de bergers venus du Sahara avec leurs troupeaux de chèvres et de dromadaires.

Les agriculteurs ont pourtant d’abord frappé à la porte d’El Othmani. Celui-ci les a reçus en octobre dans son bureau avec sourires, mots de bienvenue en langue amazighe, des messages d’apaisements et des promesses de réponse à leurs revendications. Mais face à l’absence de réaction du chef du gouvernement, ils ont organisé une marche à Casablanca, samedi 24 novembre.

Au terme de leur réunion du 29 novembre avec le ministre de l’Agriculture, la situation semble évoluer dans le bon sens. A rappeler que ce dossier traine depuis plusieurs mois. En mai dernier, des affrontements violents se sont produits entre les deux camps.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’hebdomadaire Jeune Afrique, considéré proche de certaines sphères au pouvoir au Maroc, a tiré à boulets rouges sur le bilan de sept années du PJD à la présidence du gouvernement.

Des revers successifs qui ont secoué même au sein de la base du PJD, forçant El Othmani a faire appel à ses compétences de psychiatre à l’occasion du meeting de Salé du samedi 1er décembre, invitant les militants à ne pas tomber dans la «défaite psychologique».

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