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Maroc : Le journaliste Taoufik Bouachrine condamné à 12 ans de prison

Ce samedi, la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a rendu son verdict quant à l’affaire du journaliste marocain Taoufik Bouachrine. L’ex-directeur de publication du journal arabophone Akhbar Alyaoum est condamné à 12 de prison ferme, plus une amende de 200 000 dirhams.

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Taoufik Bouachrine, ex-directeur de publication de Akhbar Al Yaoum, a été condamné ce samedi à 12 ans de prison ferme. / DR

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a condamné ce samedi le journaliste Taoufik Bouachrine à 12 ans de prison ferme plus une amende de 200 000 dirhams selon notre journaliste sur place. 

Il a également été condamné au dédommagement d’un certain nombre de victimes et à la publication de l’énoncé du verdict dans un journal national.

Vers 00h30, le verdict est tombé, reconnaissant coupable pour plusieurs chefs d’accusation l'ancien directeur de publication du journal Akhbar Alyaoum. Il était soupçonné d’avoir commis «des crimes relatifs à la traite d’êtres humains», «abus de pouvoir et d’autorité à des fins d’exploitation sexuelle» à travers, entre autres, la «menace contre deux individus à la fois». Des peines prévues notamment dans les articles 448-1, 448-2, 448-3, 485, 486 et 114 du code pénal marocain. Mais il semblerait que les accusations relatives à «la traite d’êtres humains» n’ont été retenues que pour certains cas.

Le 23 février dernier, la police a arrêté l’ex-directeur de publication du journal Akhbar Alyaoum en fin d’après-midi, dans son bureau. Une arrestation qui intervenait au lendemain d’un jugement rendu en première instance, condamnant le journaliste à payer une amende de 450 000 dirhams aux ministres Aziz Akhannouch et Mohamed Boussaid.

Un procès reporté à maintes reprises

L’arrestation du journaliste avait été immédiatement suivie par la publication d’un communiqué du procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca où il notait seulement que Bouachrine faisait l’objet d’une plainte sans préciser sa teneur. Le journaliste avait ensuite été placé en garde à vue.

Le 26 février, le procureur avait annoncé les lourdes accusations, précisant que le journaliste est soupçonné entre autres de «crimes relatifs à la traite d’êtres humains».

Son procès s’est alors ouvert le 8 mars, ajourné à maintes reprises, avant que des vidéos saisies qui proviendraient de caméras installées dans le bureau du patron d’Akhbar Alyaoum ne créent la polémique. L’expertise pour déterminer leur véracité a été confiée à la Gendarmerie royale.

Le procès a été également reporté à maintes reprises à causes des débats houleux entre la défense du journaliste, celle des plaignantes et le parquet.

Les avocats de la défense peuvent faire appel de ce verdict. 

Article modifié le 2018.11.10 à 03h15

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