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Média   Publié

Migration : Les Panafricaines veulent ancrer leurs actions dans le temps

En clôture de la seconde édition des Panafricaines, tenue les 26 et 27 octobre à Casablanca, les journalistes membres décident de structurer leur réseau, en le dotant notamment de groupes de travail permanents.

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Cette année, le réseau des Panafricaines aura rassemblé plus de 200 journalistes du continent / Ph. Mustapha Fahmi (Yabiladi)

Elles se sont réunies pendant deux jours, mais leur travail ne s’arrêtera pas là. Rassemblées les 26 et 27 octobre à Casablanca, Les Panafricaines ont en effet décidé de créer un réseau permanent, assurant la continuité de leur travail. Le temps d’une année, celui-ci consiste à repenser les usages dans le traitement des questions migratoires par les médias, en initiant des actions pour assoir les bonnes pratiques.

A cet effet, la création de structures organisationnelles a été annoncée en clôture. Fathia El Aouni, initiatrice de la rencontre et rédactrice en chef principale, en charge de l’antenne de Radio 2M, explique que cette démarche émane d’une décision prise «communément» avec les journalistes participantes.

Trois comités pour porter les actions des Panafricaines

Les travaux de sept ateliers ayant ressorti l’impératif de rattacher ce travail journalistique à une déontologie, un conseil des sages a été désigné pour veiller au respect des règles. Il rassemble dix journalistes panafricaines qui se sont distinguées pendant plus de dix ans par leur travail respectueux de l’éthique du métier. Ses membres devront partager ce savoir-faire avec les deux autres comités, piliers d’un processus ancré dans le moyen et le long terme.

Le réseau inclut désormais un comité permanent, «cheville ouvrière des Panafricaines pour les deux prochaines années», explique Fathia El Aouni. Cette structure incarne l’engagement des Panafricaines pour mener à bien les actions décidées cette année. Neuf pays y sont représentés : le Niger, le Mali, le Sénégal, le Cameroun, l’Egypte, Madagascar, le Tchad, l’Ethiopie et le Maroc.

Par ailleurs, un comité de suivi aura pour mission de mettre en œuvre le plan d’action voté à l’issue des travaux en ateliers dans le cadre de cette rencontre. Cette année, les efforts des cheffes d’ateliers qui constituent ce comité seront principalement portés sur la question de la mobilité féminine, votée par les participantes au cours de la matinée du 27 octobre.

La thématique de la mobilité féminine a bénéficié de 22% des votes. En deuxième position, le traitement journalistique de la question migratoire en a rassemblé 18%. Ex-aequo, l’importance de disposer de données fiables et la question des mineurs en errance, arrivent à la troisième place avec 16% des voix.

Pour rappel, plus de 200 journalistes venues de 53 pays d’Afrique ont participé aux sept ateliers de travail, dans l’après-midi du 26 octobre. Ces derniers se sont axés sur la mobilité féminine, le phénomène des mineurs en errance, la migration climatique, ou encore le traitement journalistique des questions migratoires et le recoupement des données fiables. Ils ont constitué la première étape pour tracer la feuille de route des actions à mener dans les mois à venir.

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