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France : Le «barbecue islamiste» dans le livre de Davet et Lhomme est un fake selon la police

La police du 93 est-elle adepte du «méchoui islamiste» ? Cette anecdote mise en avant par les auteurs du livre Inch’Allah, a été formellement démenti par la police.

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Gérard Davet grand reporter du Monde./Ph.DR

A peine sorti, le nouveau livre des grands reporters du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, intitulé Inch’Allah suscite déjà de nombreuses polémiques. Les auteurs du livre «Un président ne devrait pas dire ça…», une compilations d’entretiens avec François Hollande, ont voulu cette fois-ci répondre à une question, sensible : l’islamisation de la Seine-Saint-Denis (département au nord de Paris) est-elle un fait ou une fake news ?

Invités du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé, le journaliste Gérard Davet reprend l’anecdote qui ouvre le livre dans la préface, selon laquelle on pourrait parler l’islamisation d’un département.

Les preuves exposées par les journalistes et les étudiants qu’ils ont encadré pour cette enquête, sont une série d’événements survenus lors d’un barbecue annuel de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis (PJ93), dans la ville de Vaujours. 

Selon les auteurs, «une dizaine de fonctionnaires de police, tous de religion musulmane, aurait réclamé de la viande halal. Puis cherché à éviter le contact avec les femmes chargées du service», précise pour sa part le quotidien Libération.

Démenti formel de la police

Ces «révélations» ont immédiatement été suivies par un communiqué de la direction départementale de la police qui dément les propos des deux journalistes du Monde.

Le département affirme qu’«aucun personnel féminin de ce service ne subit une quelconque forme d’islamisation et aucun fonctionnaire du SDPJ93 n’est islamisé ou radicalisé». Et d’ajouter, «lors des évènements festifs, nous n’avons jamais rencontré de difficultés de comportement laissant penser à une islamisation ou radicalisation d’enquêteurs du SDPJ93». 

Par ailleurs, une autre voix s’est levée pour dénoncer le manque «d’éthique professionnelle» des deux journalistes. Il s’agit de Véronique Decker directrice d’école en Seine-Saint-Denis, qui a été interviewée il y a quelques mois par les étudiants, mais qui assure qu’ils ont «déformé (sa) pensée en (la) présentant comme une enseignante-soldat qui contiendrait l'expansion de l'Islam». De plus, elle affirme avoir réclamer à relire les passages la concernant, mais en vain. Enfin, la directrice a tenu «à se démarquer des propos de ce livre, en attendant de le lire et d'en faire un commentaire plus précis».

Article modifié le 2018.10.20 à 14h00

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