Menu

Article

Fathallah Arsalane : «Le Maroc n’a jamais vécu de transition démocratique»

Nouvelle sortie médiatique de Fathallah Arsalane. Le numéro 2 d'Al Adl wal Ihsane annonce que la Jamâa est avec «le peuple», décochant des flèches en direction de la monarchie et du PJD.

Publié
Le porte-parole de l’organisation Al Adl wal Ihssane, Fathallah Arsalan, en compagnie de Mohamed Abbadi, leader de la Jamaâ. / Ph. Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA
Temps de lecture: 2'

C’est la rentrée politique pour Al Adl wal Ihsane (AWI). Le mouvement politique a choisi de la marquer par une interview accordée par Fathallah Arsalan au site qatari Arabi21, basé à Londres. Il s’est notamment exprimé sur la monarchie et les islamistes du PJD.

Le numéro 2 de la Jamâa affirme que le «roi est le véritable maître» détenant tous les pouvoirs. Il est assisté dans cette entreprise «par des conseillers, des institutions et des administrations formées en dehors des élections et de la volonté du peuple», ajoute-t-il.

Pour Fathallah Arsalane, «le gouvernement, comme le Parlement, sont des exécutants de la politique générale de l’Etat». Et d’enchaîner en évoquant le rôle «secondaire» du gouvernement dans «la gestion du pouvoir». Ce qui, selon lui, «ne les exempte pas de la responsabilité devant le peuple et la société parce qu’ils ont accepté ce grave dysfonctionnement dans les règles de la pratique politique de la démocratie». «Pire, ils ont ajouté à cela une responsabilité supplémentaire, et ce, par la mise en œuvre de politiques sociales ayant causé, au cours des dernières années, un préjudice direct aux différentes catégories sociales», poursuit-il.

«Le Maroc n’a jamais vécu de transition démocratique»

Arsalane poursuit son diagnostic de la situation au Maroc en affirmant que le royaume «n’a pas vécu de transition démocratique et ne l’a jamais expérimentée». Il revient notamment sur la vague de protestations qu’a connue le Maroc lors du «printemps arabe» pour étayer ses propos. Face aux marches du Mouvement du 20 février, le pouvoir avait proposé des «amendements constitutionnels qui n’ont pas affecté le cœur de la tyrannie et la structure de l’autorité, ainsi que la distribution des richesses».

Le numéro 2 de la Jamâa qualifie indirectement tout le débat ayant précédé l’adoption de la Constitution du 1er juillet 2011 de «manœuvre à laquelle le PJD a pris part». Une participation qui a laissé des traces dans les rangs des islamistes de la Lampe, a-t-il constaté. Sur un ton indirect, il a pointé les «soubresauts» qu’a connus le PJD «durant les deux dernières années».

Quant à la position d’Al Adl wal Ihsane, Fathallah Arsalane la situe avec «le peuple». Mais en dépit de cette déclaration, en décembre 2011, AWI avait préféré se retirer du Mouvement du 20 février, portant ainsi un coup létal aux revendications du peuple.

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com