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Politique Publié

Election de la présidence de la 2e Chambre : Hakim Benchamach sur la corde raide ?

Duel en perspective entre le PAM et l’Istiqlal pour arracher la présidence de la Chambre des conseillers. L’actuel secrétaire général du Tracteur, qui souhaite remplier pour un second mandat, semble faire face au peu d’enthousiasme des PAMistes à son projet personnel.

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Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers et secrétaire général du PAM. / Ph. DR

L’Istiqlal et le PAM convoitent la présidence de la Chambre des conseillers. La Balance serait même à la quête d’une revanche. En effet, les conditions à l’origine de sa défaite, par une seule voix d’écart en octobre 2015, ont sensiblement changé.

Outre l’appui sans équivoque du PJD, les Istiqlaliens peuvent compter sur l’adhésion d’au moins une partie des conseillers du RNI d’Aziz Akhannouch. Les mauvaises relations entre la Colombe et le Tracteur sont, d’ailleurs, un secret de Polichinelle.

Un atout donc pour la candidature d’Abdessamad Kayouh du PI, qui s’ajouterait au peu d’enthousiasme observé dans les rangs des PAMIste à la volonté de leur nouveau secrétaire général de briguer un deuxième mandat à la tête de la Chambre haute.

Au sein du PAM, la candidature de Benchamach fait-elle l’unanimité ?

«L’heure n’est pas à la satisfaction des ambitions personnelles, mais plutôt à la refonte du parti. Nous avons besoin d’un secrétaire général qui consacre tout son temps au parti», nous confie un membre du conseil national du PAM. Celui-ci ajoute : «La perte aux élections partielles à MDiq-Fnideq, du 20 septembre, au profit du candidat du RNI nous interpelle tous.»

A cette perte s’ajoute le vote, début septembre lors de l’élection du président du conseil municipal de Guercif, de certains élus du PAM en faveur du candidat du RNI. Une défection qui en dit long sur la nature de la relation entre la direction du Tracteur et ses adhérents. Elle intervient seulement quatre mois après l’éviction d’Ilyas El Omari, à l’occasion de la session extraordinaire du conseil national de mai dernier, des commandes du parti et l’élection de Benchamach à sa place.

Après la séance d’ouverture de l’année parlementaire par le roi Mohammed VI, fixée au second vendredi du mois d’octobre, les conseillers procéderont de nouveau à l’élection de la présidence et du bureau de la Chambre haute. Une opération qui obéit à l’article 63 de la Constitution qui énonce que «le président de la Chambre des conseillers et les membres du bureau, ainsi que les présidents des commissions permanentes et leurs bureaux, sont élus en début de législature, puis au terme de la moitié de la législature».

La volonté de Hakim Benchamach de rester président à la Chambre des conseillers ne constitue pas un précédent. En 2010, Abdelouahed Radi avait réussi à cumuler les fonctions de Premier secrétaire de l’USFP et la présidence de la Chambre des représentants. Seulement, le parti de la Rose en avait payé le prix fort lors des législatives de novembre 2011.

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