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Société Publié

Migrants expulsés : Des ONGs fustigent à nouveau le Maroc et l’Espagne

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Des éléments de la Guardia Civil espagnole face à un groupe de migrants. / Ph. Marcos Moreno - AFP

EuroMed Rights, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont souligné ce vendredi l’urgence que les autorités marocaines et espagnoles mettent fin au climat général entourant la question de la migration.

Dans un communiqué conjoint parvenu à Yabiladi, les trois associations pointent du doigt notamment «la précarité économique et sociale inacceptable des personnes migrantes au Maroc» et «la violence et le harcèlement, en toute impunité, dont sont victimes les personnes migrantes et certains de leurs soutiens associatifs».

Dans ce contexte, les trois associations appellent les autorités marocaines à «ne pas criminaliser l’entrée et le séjour irrégulier». Elles expriment aussi «leur préoccupation quant aux poursuites engagées contre les 17 personnes migrantes». Tout en soulignant qu’il est primordial que les auteurs des violences soient sanctionnés quels qu’ils soient, elles s’inquiètent de «l’absence de poursuites concernant les violences pourtant avérées de la part des autorités des deux côtés de la frontière».

«EuroMed Droits, la FIDH et l’OMCT considèrent qu’il est urgent qu’une loi sur la migration et l’asile conforme au respect du droit international applicable pour le plein respect des droits des personnes migrantes et réfugiées soit adoptée au Maroc sans délai et accompagnée d’une vraie politique d’intégration.»

Communiqué conjoint

Les trois ONGs se disent aussi «choquées» que les violences à la frontière et les expulsions collectives continuent de la part de l’Espagne, «apparemment avec la complicité des autorités marocaines», en contradiction avec les engagements du nouveau gouvernement espagnol.

Pour rappel, l’Espagne avait expulsé vers le 23 août un groupe de 116 migrants ayant réussi à entrer à Ceuta. 17 ont été condamnées au Maroc à deux mois pour «entrée et séjour irréguliers», «outrage aux fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions, et «détention d’armes».

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