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Politique Publié

Les syndicats pointent le retard dans la relance du dialogue social par El Othmani

Dans son discours du 29 juillet, le roi Mohammed VI a invité le gouvernement à relancer le dialogue social avec les partenaires sociaux. Jusqu’à présent, l’exécutif s’est réuni avec le patronat. En revanche, les syndicats s’impatientent.

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Le secrétariat national de l’Union Marocaine du Travail (UMT) est très remonté contre Saad-Eddine El Othmani. Au terme de sa réunion du 19 septembre à Casablanca, le syndicat historique au Maroc dénonce le «gel du dialogue social».

Le SN de l’UMT pointe «l’offre dérisoire du gouvernement à l’occasion du dernier round du dialogue social (tenu en avril) qui ne répond même pas au seuil minimum des revendications et attentes de toutes les catégories des travailleurs et des salariés».

En conséquence, l’UMT a réitéré «son rejet de toute proposition de l’exécutif qui soit en deçà des aspirations des travailleurs», indique-t-elle dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

La CDT est sur la même longueur d’onde que l’UMT

Ce malaise n’est pas propre à la centrale syndicale dirigée par Miloudi Moukharik. Il est partagé également par la Confédération Démocratique du Travail. La CDT de Noubir Amaoui, s’impatiente du retard manifeste dans la relance du dialogue social alors que le cabinet El Othmani s’apprête, dans les prochaines semaines, à lever le voile sur le projet de loi de finances 2019.

«Nous n’avons reçu aucun signal en ce sens de la part de l’exécutif» affirme Allal Belarbi, le n°3 à la CDT dans des déclarations à Yabiladi. «Le chef du gouvernement aurait dû inviter les centrales syndicales à des réunions avant le dépôt du projet de loi de finances 2019 comme il a fait avec la CGEM», a-t-il déploré.

Saâd-Eddine El Othmani a en effet reçu le 7 septembre une délégation du patronat conduite par son président, Salaheddine Mezouar. Les deux parties ont d'ailleurs convenu de mettre en place une commission conjointe avec l’objectif d’encourager l’entreprise et l’investissement.

Contrairement au patronat qui parle d’une seule voix, les syndicats agissent en rangs dispersés. «Nous n’avons pas installé une commission conjointe en vue de coordonner nos actions», affirme Allal Belarbi.

Le 11 septembre dernier, El Othmani indiquait, dans des déclarations au site Le360, que la reprise du dialogue social est prévue «dans les prochains jours. Nous avons commencé avec la CGEM et nous allons poursuivre avec les syndicats, en espérant avancer sur ce terrain». Mais depuis rien n’a vraiment abouti dans ce sens. Le climat de tension avec les syndicats, n’a pas empêché le chef du gouvernement d’annoncer que «2019 sera une année sociale par excellence».

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