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Enseignement : Al Adl wal Ihssane dénonce le projet de loi-cadre du gouvernement

Al Adl wal Ihssane est vent debout contre le projet de loi-cadre sur l’enseignement. AWI estime que le texte vise la suppression de la gratuité dans les écoles publiques.

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Le porte-parole d’Al Adl Wal Ihssane, Fathallah Arsalan (d.), avec Mohamed Abbadi (g.) / Ph. Abdeljalil Bounhar - AP/SIPA
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Le 20 août dernier, le conseil des ministres a approuvé le projet de loi-cadre n°51-17 relatif au système de l’éducation, à la formation professionnelle et à la recherche scientifique.

Ce texte impose aux «familles aisées» une contribution financière dans la scolarisation de leurs enfants dans les écoles publiques. Pour le moment, la forme de cette contribution n’est pas encore arrêtée. La piste la plus probable serait une augmentation des frais d’inscription, en vigueur depuis des décennies, notamment dans l’enseignement supérieur avant sa généralisation aux autres niveaux.

Si cette initiative du gouvernement a fait grincer les dents chez certaines centrales syndicales, Al Adl wal Ihssane tient à marquer officiellement son opposition à l’adoption du projet de loi.

AWI, par la voie du bureau national de son secteur syndical éducation et enseignement, affirme dans un communiqué que le texte «anéantit ce qui reste des fondements de l’enseignement public et ce par la suppression de sa gratuité».

El Othmani reconnaît l’instauration de frais d’inscription pour les «familles aisées»

Puisant dans le lexique de l’extrême gauche marxiste, la Jamaâ islamiste assure que le projet de loi-cadre n°51-14 traduit une volonté de «l’Etat de se débarrasser graduellement de sa responsabilité envers un secteur social stratégique en vue de sa cession au capital conformément aux dictats des institutions financières internationales».

Dans son article 42, le texte réitère l’engagement de l’Etat à poursuivre ses efforts afin de garantir les financements de l’enseignement public au Maroc. Néanmoins, il a mis l’accent sur la «diversification» des sources de son financement, et ce, par «l’opérationnalisation de la solidarité nationale et sectorielle à travers la contribution de l’ensemble des partenaires concernés, notamment les familles aisées, et les collectivités territoriales, les établissements et les entreprises publiques et le secteur privé».

Le projet de loi-cadre 51-17 devrait être examiné lors de la prochaine session parlementaire. Le débat promet d’être intense, avec des empoignades entre le gouvernement El Othmani et les députés de l’opposition, mais également ceux du PJD.

En janvier dernier, le chef du gouvernement a démenti la suppression de la gratuité de l’enseignement public, mais il a reconnu l’instauration de frais d’inscription pour les familles aisées. Cependant ces «familles aisées» boudent les écoles publiques.

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