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Mohammed VI : «1 jeune sur 4 est au chômage, ces chiffres sont dramatiques»

Le 13 octobre 2017, le roi Mohammed VI avait invité le gouvernement El Othmani a élaboré une stratégie intégrée destinée aux jeunes. Dix mois plus tard, il revient sur le problème.

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La jeunesse était au centre du discours du roi Mohammed VI du 20 août. En 2012, le sujet avait été l’axe central de son intervention en pareille fête nationale. Comme lors des précédentes fois, il a rappelé que la jeunesse constitue «la vraie richesse du pays».  

Le souverain a souligné qu’il avait rappelé au gouvernement d’El Othmani, lors de l’ouverture du Parlement le 13 octobre 2017, «la nécessité de placer les questions de la jeunesse au cœur du nouveau modèle de développement». «J’ai également appelé à l’élaboration d’une stratégie intégrée dédiée aux jeunes, qui permettrait de définir les moyens de promouvoir efficacement leur condition», avait-il encore souligné.

Une stratégie qui attend toujours d'être révélée par l’exécutif. Il en est de même pour l’installation des membres du «Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative». Et pourtant la loi portant création de cette instance avait été publiée au Bulletin officiel en janvier dernier.

«Un jeune sur quatre est au chômage»

Le roi a souligné l’impératif d’ «offrir du concret» aux jeunes, «particulièrement en termes d’enseignement, d’emploi, de santé et dans bien d’autres domaines. A ce jeune, nous devons donner espoir et confiance en son avenir(…) Car chaque citoyen, quelque soit le milieu dont il est issu, a droit aux mêmes opportunités et aux mêmes chances d’accès à un enseignement de qualité et à un emploi digne».

Mohammed VI a, ensuite, abordé la problématique du chômage qui frappe «un jeune sur quatre». Et de reconnaitre que «ces chiffres sont plus dramatiques en milieu urbain (…) Malgré les efforts déployés en termes de chantiers économiques et de programmes sociaux, les résultats obtenus restent en-deçà de l’ambition qui Nous anime dans ce domaine».

Outre le chômage dans les rangs de cette catégorie, le souverain a relevé l’exode de grand nombre de jeunes, «notamment parmi les hauts diplômés des branches scientifiques et techniques (…) Ils envisagent cette éventualité aussi parce qu’ils manquent dans leur propre pays d’un climat et de conditions favorables à la vie active, à la promotion professionnelle, à l’innovation et à la recherche scientifique».

Une fois le constat établi, le roi a invité «à une réflexion sérieuse et responsable sur cette question, pour que soient créés un climat attractif et des conditions idéales qui inciteront ces compétences à s’installer et travailler au Maroc».

Réviser la formation professionnelle                                       

Quant au problème des diplômés sans emploi, le souverain a donné ses orientations pour une «révision en profondeur des spécialités de la Formation professionnelle» afin qu’ «elles répondent aux besoins des entreprises et du secteur public, et qu’elles soient en phase avec les transformations que connaissent les secteurs industriel et professionnel. Ainsi, les lauréats auront plus de chance de s’intégrer professionnellement».

Le Fonds Hassan II pour le Développement économique et social est appelé à accompagner cette «révision» en contribuant à la construction et à l’équipement de nouveaux centres de formation professionnelle pour répondre aux nouveaux besoins.

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