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Sport Publié

Russia 2018 : Mbark Boussoufa, des quartiers chauds d’Amsterdam à la sélection nationale

A 33 ans, Moubarak Boussoufa est l’un des éléments incontournables des Lions de l’Atlas pour ce Mondial 2018. Retour sur un parcours marqué par les clubs européens.

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L'international néerlando-marocain Moubarak Boussoufa. DR

Enfant, on le surnommait volontiers Baradona, en référence à l’une des grandes stars du football argentin, Diego Maradona. Moubarak Boussoufa naît le 15 août 1984 à Amsterdam dans une famille de quatre enfants. Ses parents sont originaires d’Abouda, un village situé dans les environs de Guelmim.

«Je suis arrivé à Amsterdam le 16 septembre 1966. J’ai toujours travaillé comme cuisinier. Je me suis marié en 1980 et trois ans plus tard, j’ai fait venir ma femme et mes deux filles, Labiba (25 ans aujourd’hui) et Latifa (24 ans). Moubarak, Mustafa et Hanane sont nés ici. La plus jeune a quinze ans et doit encore aller à l’école. Je ne sais pas si nous reviendrons définitivement au Maroc. Nous n’avons pas de quoi nous plaindre ici», confiait son père, Slima Boussoufa, en 2006 au journal belge néerlandophone Het Laatste Nieuws.

Malgré une jeunesse passée dans les quartiers difficiles d’Amsterdam, Moubarak Boussoufa, 33 ans, se dirige vers le football et entame sa carrière dans quelques clubs amateurs de la ville avant de rejoindre l’académie des jeunes de l’Ajax Amsterdam. Le Chelsea FC, en Angleterre, sera sa première expérience internationale, marquant ainsi ses débuts dans le monde du football professionnel. Par la suite, c’est au sein du championnat belge qu’il souhaite évoluer. Il passe ainsi la saison 2005-2006 avec La Gantoise, remportant plusieurs prix en 2006 : Soulier d’or belge, footballeur belge de l’année, jeune footballeur belge de l’année et Soulier d’ébène belge.

Des performances remarquées

Très vite, le milieu de terrain, actuellement à l’Al-Jazira Club (EAU), opte pour la sélection marocaine, avec laquelle il joue son premier match contre les États-Unis le 23 mai 2006. «Ses deux saisons avec le club flamand (16 buts, 19 passes décisives) finissent par convaincre le sélectionneur de l’époque, Mhammed Fakhir, de le convoquer pour un premier match face aux États-Unis, le 23 mai 2016 à Nashville (victoire 1-0) et le puissant RSC Anderlecht à débourser 3,5 millions d’euros pour le faire venir chez les Mauves en août 2006. Il y restera jusqu’à son départ, en février 2011, à l’Anji Makhachkala (Russie), où évolue alors un certain Samuel Eto’o», rappelle Jeune Afrique.

L’entraîneur belge Ariël Jacobs témoigne des progrès réalisés par le joueur : «Comme il était entouré de coéquipiers de qualité, il a pu mieux exprimer ses qualités. Boussoufa est un joueur intuitif, capable de vite comprendre le jeu. Techniquement, il est très bon, et a un bon pied gauche pour un droitier. Sa taille (1,67 m) lui permet aussi d’être explosif. Et c’est un joueur capable de marquer, notamment sur les coups de pied arrêtés, et de faire marquer.»

Les performances de Boussoufa (58 buts, 85 passes décisives toutes compétitions confondues) ne passeront pas inaperçues. Il est élu deux fois meilleur joueur du championnat belge (2006, 2010) et devient l'un des footballeurs les mieux payés. «Il est très professionnel, rarement blessé, poursuit le technicien belge. Il lui arrivait parfois aussi de passer à côté d’un match. C’était rare, mais dès le début, on le savait», ajoute Ariël Jacobs.

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