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Polisario : Moussa Faki acceptera-t-il de rencontrer Brahim Ghali à Bir Lahlou ?

A deux semaines du début du 31e sommet de l'Union africaine en Mauritanie, Moussa Faki devrait se rendre chez le Polisario. Le président de la Commission de l'Union africaine est la cible de pressions de la part des alliés du Front, destinées à le convaincre de rencontrer Brahim Ghali à Bir Lahlou.

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Moussa Faki, président de la Commission de l'UA / ARCHVIE - DR

Après sa visite au Maroc, le président de la Commission de l'Union africaine devrait se rendre dans les prochains jours dans les camps de Tindouf. «Il y est attendu, probablement les 28 et 29 juin», nous confie une source ayant requis l'anonymat.

Ce sera une nouvelle étape de ses consultations avec les parties au conflit du Sahara avant la présentation de son rapport, lors du 31e sommet prévu les 1er et 2 juillet en Mauritanie, à la Conférence des chefs d'Etats. Il dévoilera les propositions de l'organisation continentale devant mener à un règlement de la question du Sahara occidental.

Son déplacement, les 5 et 6 juin à Rabat, répondait d'ailleurs à cet impératif même si le communiqué final des services du Tchadien avait fait l'impasse sur ce point, préférant aborder d'autres sujets continentaux ou régionaux. Ce sujet était par ailleurs inscrit sur son agenda, lors de son voyage en mars dernier en Algérie.

Moussa Faki à Bir Lahlou ?

Brahim Ghali et les siens attendent avec impatience le déplacement de Moussa Faki. D'ailleurs, ils étaient les premiers à annoncer en mars sa venue au Maroc et à Tindouf.

«Néanmoins, leur joie ne sera complète que si le président de la Commission de l'Union africaine accepte de se rendre à Bir Lahlou. Faki est depuis des semaines, la cible de pressions exercées de la part du Polisario et de ses alliés au sein de l'UA. Elles sont essentiellement destinées à le convaincre de rencontrer Brahim Ghali dans ladite zone et non pas au camp Rabouni en territoire algérien», explique notre source.

A l'exception de l'ancien secrétaire général des Nations unies, le Sud-coréen Ban Ki-moon, aucun autre représentant d'une organisation internationale n'a concédé une visite officielle à Bir Lahlou. Le Front a essayé en vain de persuader l'actuel chef de la MINURSO, le Canadien Colin Stewart, de déplacer le cadre de leurs réunions vers cette localité sise à l'est du Berm.

Dans sa résolution 2414, le Conseil de sécurité s'est dit «préoccupé par le fait que le Front Polisario ait annoncé le déplacement des fonctions administratives à Bir Lahlou. Le Conseil lui demande de s’abstenir de se livrer à de tels actes déstabilisateurs».

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