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Politique Publié

Le PAM après El Omari : Abdellatif Ouahbi et l'éventuelle alliance avec le PJD

Le départ d’Ilyas El Omari du secrétariat général du PAM pourrait ouvrir la voie à une possible alliance avec les islamistes du PJD. Au Tracteur, Abdellatif Ouahbi est le mieux placé pour la négocier et la mener à bien, à condition que les tenants des commandes du parti le veuillent bien.

Temps de lecture: 2'
Le député Abdellatif Ouahbi pourrait prendre les commandes du PAM. / Capture d'écran YouTube

A dix jours de la session extraordinaire du PAM, prévue le 26 mai, l’identité du successeur d’Ilyas El Omari n’est pas encore connue. Officiellement, aucun membre du Tracteur n’a présenté sa candidature.

Le député Abdellatif Ouahbi, un opposant déclaré à la ligne prônée par l’actuel secrétaire général et qui pourrait prendre les commandes du parti, joue la carte du suspense. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, il dit n’avoir pas encore pris sa décision.

A priori, ses chances de remporter le poste ne sont pas aussi élevées. En cause, sa proximité avec Abdelilah Benkirane et son entourage, dont il ne s’est d’ailleurs jamais caché au point de défendre la politique de l’ancien chef du gouvernement à la Chambre des représentants. Il a également apporté son appui à Taoufik Bouachrine, l’ancien directeur de publication d’Akhbar Al Yaoum – un autre point qu’il partage avec les islamistes du PJD.

Ouahbi et la possible alliance avec les islamistes

Une source au Tracteur croit savoir que «cette proximité, considérée par beaucoup comme son véritable talon d’Achille, est paradoxalement sa force». «Dans la perspective d’une nouvelle configuration de l’échiquier politique national, avec à la clé une éventuelle alliance entre les islamistes de la Lampe et le PAM, le mieux placé pour la négocier et la mener jusqu’au bout est sans conteste Abdellatif Ouahbi», explique-t-elle.

«Dans le contexte actuel, tout semble certes séparer les deux formations, mais avec le départ d’Ilyas El Omari et de sa garde formée d’anciens membres de l’extrême gauche ayant croisé le fer avec les islamistes dans les universités marocaines, tout est possible», ajoute-t-elle. Une telle perspective ne devrait pas étonner outre mesure. En Tunisie, le Mouvement Nidaa Tounes, une formation qui accueille d’anciens proches de Ben Ali et des investisseurs, est l’allié des islamistes d’Ennahdha au gouvernement et à la Chambre des représentants.

Au Maroc, un tel scénario est-t-il réalisable ? Notre source ne l’écarte pas. «L’exercice du ‘pouvoir’ a modifié la perception des PJDistes sur de nombreux sujets. Ils sont plus pragmatiques. Sans oublier que le PAM, à l’exception de quelques figures d’extrême gauche, reste une formation de notables conservateurs», conclut-elle.

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