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Maroc : Dix ans après la création du PAM, une femme est mieux placée pour le diriger

Le 26 mai prochain, le PAM devrait examiner la démission d’Ilyas El Omari. Dix ans après la création du parti, une femme pourrait prendre les commandes du Tracteur.

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Ph. DR.
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A grands pas, le PAM se prépare à tourner la page des années Ilyas El Omari. Même ceux qui doivent leurs ascensions sociales et politiques au secrétaire général souhaitent son départ. «En témoigne l’échange de propos triviaux ayant marqué la dernière réunion du bureau politique du Tracteur du 10 avril», nous confie une source.

A moins qu’il y ait une surprise majeure, la session extraordinaire du conseil national du PAM, prévue le 26 mai prochain, devrait se conclure par la nomination d’une direction collégiale. Celle-ci prendra les commandes du Tracteur en attendant l’organisation d’un congrès extraordinaire avant la fin de l’année.

Pour l’instant, les candidats à même de succéder à Ilyas El Omari ne se bousculent pas au portillon. Mohamed Cheilkh Biadillah a déclaré, samedi sur Medi1 TV, qu’il n’était pas intéressé par le poste. Le sahraoui a été secrétaire général de 2009 à 2012. Il a été évincé au profit de Mustapha El Bakoury, alors que ce dernier n’était pas membre du parti. Une première mondiale.

Le véritable défi est de se défaire de certains notables

Contactée par Yabiladi, une source nous explique que d’autres membres du parti aspirent bien à reprendre cette responsabilité.

«Hakim Benchemmach, président de la Chambre des conseillers, il ne cache pas ses ambitions. Néanmoins, sa possible élection serait perçue par l’opinion publique comme une poursuite de l’ère d’El Omari, sachant qu’au sein du PAM et ailleurs, il est très répandu que l’actuel président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma est le véritable mentor de Benchemmach. Et il en est de même pour d’autres rifains sortis de l’anonymat pour occuper les devants de la scène.»

Dans cette course au poste de secrétaire général, il semblerait que Fatima-Zahra Mansouri a une longueur d’avance. Notre source nous l’explique :

«D’abord, elle effectue un retour remarqué sur la scène PAMiste. Outre sa relation tendue avec Ilyas El Omari, elle a l’atout d’être une femme. Depuis sa création, le parti a montré qu’il accordait une grande importance à ces militantes. Leur offrir les commandes serait le couronnement de cette politique.»

Mais au-delà des candidats et de leurs chances à succéder à Ilyas El Omari, se pose le problème de certains notables qui contrôlent aujourd’hui les structures provinciales et régionales du PAM. Par le passé, la formation avait expulsé de ses rangs des personnes aux réputations douteuses, sans pour autant réussir à leur barrer le chemin du retour.

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