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Maroc : Ilyas El Omari a-t-il fait son dernier baroud d’honneur au PAM ?

Le Parti autenticité et modernité (PAM) serait sur le point de tourner la page de son secrétaire général, Ilyas El Omari. Ce dernier tente d’anticiper son éventuelle mise à l’écart par un coup de communication. 

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Ph. DR.
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Après des mois de tensions, Ilyas El Omari appelle à l’organisation d’une session extraordinaire du conseil national du PAM. Un vœu que le secrétaire général a exprimé dans une lettre adressée ce jeudi à la présidence du parlement du Tracteur, Fatima-Zahra El Mansouri. De nombreux médias ont automatiquement relayé la nouvelle.

«Le timing de sa sortie étonne», indique une source au Tracteur contactée par Yabiladi.

«Lors de notre dernière réunion à Salé, les 21 et 22 avril, consacrée aux développements de la question du Sahara, nous avions convenu de tenir une session extraordinaire durant la première semaine de mai ou, au plus tard, avant le début du ramadan pour examiner exclusivement la démission du secrétaire général.»

Un baroud d’honneur de la part d’El Omari avant son éviction ?

La semaine dernière, de nombreux PAMistes ont séché la session ordinaire du conseil national. Parmi eux, Mustapha El Bakoury et Ahmed Akhchichine, respectivement présidents des régions Casablanca-Settat et Marrakech-Safi.

Deux absences remarquées de deux personnes très proches des véritables tenants des commandes au Tracteur. En revanche, d’autres membres ayant pris part à la session de Salé ont exigé un traitement rapide de la démission d’Ilyas El Omari.

«Nous sommes sans doute face à un nouveau coup de communication de sa part pour se présenter devant l’opinion publique comme celui qui a appelé à la réunion du conseil national et non une autre partie», ajoute la même source. Depuis le retour en force d’Ilyas El Omari à son poste après la parenthèse de sa «démission», le PAM navigue à vue. Certains notables veulent même quitter le navire avant le naufrage.

Par ailleurs, des députés et des conseillers multiplient les actes d’indiscipline afin en espérant être sanctionnés par une éventuelle expulsion et choisir par conséquent, sans perdre leur poste parlementaires d’adhérer à une autre formation politique comme le RNI d’Aziz Akhannouch. Cette situation n’est pas sans rappeler les conditions de la création du PAM en 2008.

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