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Liberté de la presse : Le Maroc recule de deux places au classement mondial

Le classement mondial de Reporters sans frontières (RSF) pointe du doigt, une fois de plus, les manquements en matière de liberté de la presse au Maroc. Une tendance observée globalement en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

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Ph. DR.

Reporters sans frontières vient de publier son classement mondial sur la liberté de la presse. Le Maroc se retrouve 135e, enregistrant un recul de deux places par rapport à 2017.

Les raisons principales par lesquelles l’ONG explique ce recul sont l’emprisonnement et la poursuite de journalistes, l’entrave délibérée au travail des médias nationaux et étrangers couvrant le Hirak, ainsi que l’expulsion de journalistes étrangers du territoire.

En effet, le royaume a occupé la 131e place dans le rapport de l’année 2016, tandis qu’il a été à la 130e en 2015. Son score global a connu une hausse de 0,71%, s’établissant à 42,42 points. Une régression due aux restrictions et aux entraves à la presse nationale, mais aussi internationale, rappelle RSF.

Toute la région MENA est en recul

Dans la région MENA, la Mauritanie conserve sa première place au classement. Cependant, une régression de 17 places a été constatée, le pays passant de la 55e à la 72e place. Ce recul est dû principalement au cas de Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir, un bloggeur détenu depuis près de trois ans.

En 2014, celui-ci a même été condamné à la peine de mort pour apostasie. Après appel, sa peine a été réduite, mais il est «maintenu en détention secrète le temps que la Cour suprême examine son cas avec le risque que la nouvelle loi soit finalement rétroactive», rappelle RSF.

Deuxième au classement régional, la Tunisie conserve confortablement sa 97e place dans le monde. Cependant, la transition démocratique toujours en cours dans le pays «ne garantit pas encore une pleine liberté de l’information», constate RSF. Elle rappelle également que plusieurs interpellations de journalistes ont été enregistrées fin 2017, en plus des manquements dans le cadre législatif tunisien en ce qui concerne la presse.

La Mauritanie et la Tunisie sont suivies de près par le Liban (100e), le Koweït (105e), le Qatar (125e), Oman (127e), les Emirats Arabes Unis (128e) et la Jordanie (132e).

En Afrique du nord et hormis de cas de la Tunisie, le constat est plutôt négatif. Le Maroc (135e) est suivi de l’Algérie (136e), qui perd également deux places en une année. Le pire constat en Afrique du Nord est celui enregistré en Egypte (161e) et en Libye (162e), tous deux parmi les 20 pays où les journalistes ne jouissent pas de leur liberté.

Globalement, RSF affirme que la région MENA continue à être «l’endroit où il est le plus difficile et dangereux pour un journaliste d’exercer sa profession».

Comme presque chaque année, en toute dernière place du classement mondial, on retrouve la Corée du Nord (180e) et à l’inverse, la Norvège, la Suède et les Pays-Bas sont en tête du classement.

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