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Politique Publié

CEDEAO : Comme à Addis-Abeba, le sommet de Lomé fait l’impasse sur la demande d'adhésion marocaine

La CEDEAO a tenu un nouveau sommet extraordinaire sans que la demande marocaine d'adhésion au groupement ne soit inscrite à l'ordre du jour.

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Muhammadu Buhari et Mohammed VI / Archive - DR

En l'absence de Muhammadu Buhari, les chefs d'Etats de la CEDEAO se sont réunis à Lomé le 14 avril, dans la cadre d'un autre sommet extraordinaire, le deuxième du genre après celui du 27 janvier organisé au siège de l'Union africaine Addis-Abeba.

Ce nouveau rendez-vous s'ajoute à celui de la «task force présidentielle de la CEDEAO sur la monnaie unique», composée des présidents ivoirien, nigérien et ghanéen, tenu le  21 février à Accra au Ghana.

Une fois de plus, la requête marocaine d'adhésion au groupement régional présenté officiellement en mars 2017, n'a pas fait l'objet d'un examen, indique la Communauté dans un communiqué. Le fragile processus de réconciliation en Guinée-Bissau, les graves tensions politiques au Togo entre l'opposition et le pouvoir, la famine dans une partie de l'Ouest africain et la menace terroriste guettant les membres ont accaparé l'attention des présidents de la CEDEAO.

La demande marocaine condamnée à attendre plus que prévu ?

En février dernier, la présidence de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest a lancé un appel d'intérêt aux think-tank et aux chercheurs de la région pour la réalisation d’une nouvelle étude d'impact sur l'intégration du royaume. Les résultats de ce travail commandé ne sont pas encore connus, sachant que le délai pour la réception des propositions est arrivé à échéance le 2 mars.

Pour mémoire le 16 décembre à Abuja, les chefs d'Etats du bloc régional avaient confié à un comité, composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian d' «adopter les termes de référence et superviser l’étude approfondie des implications de cette adhésion», soulignait en son temps la CEDEAO dans un communiqué.

Sauf surprise majeure, la Conférence des chefs d'Etat de la région devrait se réunir, lors d'un sommet ordinaire en juin à Abuja. Le Nigéria assumera alors la présidence en exercice de la CEDEAO jusqu'à juin 2019. Une année d'élection présidentielle alors que cet influent pays est le fer de lance d'une farouche opposition à la demande marocaine. Muhammadu Buhari a annoncé son intention de briguer un 2e mandat au scrutin prévu en février 2019. 

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