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Breve

La tuberculose latente doit être mieux traitée au Maroc

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La tuberculose latente touche un quart de la population mondiale / Ph. DR.
Temps de lecture: 1'

La tuberculose au Maroc est un sujet de santé publique. 27 000 à 28 000 nouveaux cas sont dépistés annuellement, selon le ministère de la Santé, surtout dans les grandes métropoles urbaines comme Casablanca, Rabat, Tanger ou Fès.

La tuberculose latente, quant à elle, touche un quart de la population mondiale. «En l’absence de signes cliniques et d’anomalie sur une radiographie thoracique, on ne la détecte que grâce à un test immunologique. Chez ces personnes infectées, le risque de développer la maladie est de 10%. Chez l’enfant, ce risque, plus élevé et peut atteindre jusqu’à 40% chez les moins d’un an», indique un communiqué de presse de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (Ammais). Le traitement de cette forme de tuberculose a un protocole particulier. Il repose sur «l’emploi d’antibiotiques anti-bacillaires (Isoniazide, rifampicine)».

Selon l’Ammais, la recommandation de l’OMS préconise de traiter cette maladie, mais c’est «imparfaitement suivi au Maroc». Et d’ajouter : «Beaucoup de personnes reçoivent un long traitement immunosuppresseur, ne serait-ce que de la «simple» cortisone, sans avoir bénéficié  d’un test immunologique préalable.»

Or, si la pathologie est ajoutée à une maladie auto-immune, cela peut «aggraver» l’état du malade. L’Ammais préconise une meilleure utilisation des antibiotiques et des précautions dans l’emploi des traitements immunosuppresseurs.

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