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Sport Publié

Mondial 2026 : Des villes se retirent du trio nord-américain

Si la candidature tripartite pour l’organisation de la coupe du monde 2026 remporte le vote, elle devra alors faire sans sans deux grandes villes emblématiques, à savoir Vancouver et Chicago.

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Ph. DR.

La presse internationale vient d’annoncer que Vancouver et Chicago n’accueilleront aucun match. Un choix qui s’est fait après négociation avec la Fédération internationale de football, surtout à cause du lourd cahier de charge imposé par la FIFA. 

Vancouver, hôte de la Coupe du monde féminine de football de 2015, s’est retiré de la candidature. Elle devait accueillir quelques trois matchs des premières étapes du tournoi. Finalement, la ville a refusé, comme l’a expliqué mercredi Lisa Beare, ministre de Tourisme de la Colombie-Britannique, province la plus à l’ouest du Canada :

«Bien que nous soutenions la perspective d’accueillir la Coupe du monde, nous ne pouvons pas accepter des conditions qui mettraient les Britanno-Colombiens à risque d’assumer des coûts potentiellement énormes et imprévisibles.»

De son côté Chicago, ville qui a déjà accueilli ce tournoi en 1994, s’est elle aussi retirée. Son maire, Rahm Emanuel, l’a annoncé dans un communiqué relayé par Fox Sports :

«La FIFA ne pouvait pas fournir un niveau de certitude de base sur certaines inconnues majeures qui mettaient notre ville et nos contribuables en danger. L’incertitude pour les contribuables, associée à l’inflexibilité de la FIFA et son refus de négocier, étaient des indications claires que la poursuite de l’offre ne soit pas dans le meilleur intérêt de Chicago.»

Ce qu’exige la FIFA aux pays hôte de la Coupe du monde 

Dans une enquête exclusive de The Breaker, le site expose les conditions auxquelles doivent se plier les hôtes de la Coupe du monde.

L’article débute en citant John Joseph Horgan, homme politique canadien et actuel Premier ministre de la Colombie-Britannique, qui «ne plaisantait pas lorsqu’il a déclaré que la FIFA voulait un ‘chèque en blanc’ de la part des gouvernements qui proposent d’organiser des matchs de la Coupe du monde 2026», selon The Breaker.

En effet, le site qui a eu accès aux documents de la FIFA, affirme que cette dernière «exige que les gouvernements hôtes acceptent de lui accorder d’énormes allégements fiscaux pour une décennie entière». De son côté, la FIFA évoque, entre autres, «l’exemption fiscale dont la durée est limitée aux seules périodes lors desquelles des activités liées la compétition sont prévue».

Ces allégements se traduisent, comme l’explique Bob Mackin, auteur de l’article et ancien journaliste du New York Times, par le fait de «permettre d’importer et exporter des quantités illimitées de devises étrangères (…) Ainsi que l’échange libre et la conversion de toutes les monnaies étrangères, sans restriction, en dollars américains, en euros ou en francs suisses, le tout n’étant soumis à aucune taxe dans le pays hôte».

Ceci se fera néanmoins dans conformément aux «conditions qui prévalent sur le marché international des changes et des lois et règlements du pays organisateur du tournoi». De plus, c’est le pays hôte qui prend en charge les frais de la sûreté et de la sécurité de la compétition, en plus du fait de devoir assumer l’entière responsabilité en cas d’incident de sécurité, quelle qu’en soit l’importance.

Par ailleurs, le site relève que la FIFA applique des «lois spéciales» en ce qui concerne la contrefaçon, avec des mesures contre la violation des marques, le marketing sauvage, en mettant l’accent sur «l’interdiction du marché secondaire des billets par rapport à la concurrence».

En ce qui concerne le Maroc, également en lice pour l’organisation de cette Coupe du monde, le dossier de candidature a été déposé ce jeudi 15 mars à Zurich. Mais pourra-t-il satisfaire toutes les conditions qu’impose la FIFA ? Réponse le 13 juin prochain.

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