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Politique Publié

Espagne : Des députés demandent à Rajoy de négocier des accords commerciaux avec le Polisario

Des députés espagnols demandent au gouvernement Rajoy de reconnaître la «RASD» et de négocier directement avec le Polisario des accords d’exploitation des ressources naturelles du Sahara.

Temps de lecture: 2'
Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, le 20 octobre 2017 / Ph. Emmanuel Dunand (AFP)

Huit députés espagnols, tous issus de partis de l’opposition et appartenant au «groupe d’amitié avec le peuple du Sahara occidental», ont passé quelques jours dans les camps de Tindouf.

La délégation a été accueillie par tous les dirigeants du Polisario, notamment Brahim Ghali. De retour à Madrid, ils ont appelé hier le gouvernement Rajoy à négocier directement avec le Polisario l’exploitation des ressources naturelles de la province, rapporte l’agence Europa Press.

Dans leur requête, les parlementaires estiment que le Front «est le seul représentant légitime du peuple sahraoui». Une légitimité qui, jusqu’à présent, n’a été confirmée ni par les Nations unies, ni par l’UE, ni même par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Reconnaître la «RASD»

Dans son arrêt du 21 décembre 2016, la CJUE a clairement déclaré que le mouvement séparatiste n’a pas de qualité pour saisir un tribunal européen quant à l’accord de libéralisation conclu entre l’UE et le Maroc. Un passage que le Front évite sciemment de mentionner dans ses campagnes de communication et auquel la diplomatie marocaine n’accorde pas de grand intérêt.

Par ailleurs, les députés ont invité l’exécutif à reconnaître la «RASD». Ils se disent persuadés qu’après la décision de la CJUE du 27 février portant sur l’accord de pêche de 2014, l’Espagne a une «opportunité» pour l’établissement de relations avec l’entité auto-proclamée en 1976 «dans tous les domaines».

Lors de l’examen au Conseil de sécurité du renouvellement du mandat de la MINURSO pour une année supplémentaire, les parlementaires invitent le gouvernement espagnol à plaider pour l’élargissement de la mission de l’ONU au Sahara à la surveillance de la situation des droits humains.

Force est de constater qu’aucun député du Parti Populaire au pouvoir n’a fait le déplacement dans les camps de Tindouf. Cependant, dans les rangs de l’opposition, un certain Javier Moragas, ancien directeur de cabinet de Mariano Rajoy de 2011 – 2017, était un habitué de Mohamed Abdelaziz.

Ciudadanos, le parti de centre-droit qui monte dans les sondages, emprunte également la voie de la sagesse en donnant la primauté à ses intérêts. La formation d’Albert Rivera a boudé le voyage dans les camps de Tindouf. Depuis août 2016, Ciudadanos soutient le gouvernement Rajoy.

En mars 2016, les députés de ce parti ont déposé une motion, non-contraignante, demandant au gouvernement de reconnaître le Polisario comme «seul représentant légitime du peuple sahraoui» et d’accorder à ses représentations en Espagne «un statut diplomatique».

8 commentaires
charmeur de serpent
Date : le 14 mars 2018 à 23h11
Pour être crédibles, ces députés espagnoles doivent aussi défendre la marocanité de Ceuta, Mellilia et les autres territoires marocains occupés par leur pays. Ils doivent aussi demander à leur gouvernement de dédommager les marocains qui ont subi des attaques chimiques lors de la guerre du Rif. A moins que ces causes ne leur rapportent rien et ils préfèrent les causes qui sont très bien rémunérées en pétrodollars du voisin de l'Est.
malika075
Date : le 14 mars 2018 à 19h27
un peux de sérieux les amis, ses députés veulent négociés avec le polisbel qu'ils le fasse, par ou veulent ils passés par la mer le Maroc est là, par la route le Maroc est là, par la Mauritanie il n'ya pas de frontière officielle, par air non plus, il ne reste plus que l'Algérie a la finale ils vont négocies quoi avec le polisbel les scorpions et les serpents a sonnettes ah il y a aussi la drogue ça c'est sûr et l' aide international que l' Algérie détourne au passage plus de la moitié que reste t il a ses pauvres sahraouis,
motao-1
Date : le 14 mars 2018 à 19h10
C'est la panique en Algérie et chez son bébé le polisario. Ils tapent à toutes les portes, ils n'arrivent plus à convaincre grand monde. Ça sonne le GLAS chez eux.
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