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Société Publié

8 mars : Le collectif Aswat dénonce l’exclusion des femmes

Temps de lecture: 1'
Ph. DR.

Mères célibataires, travailleuses, LGBTQ, ou cheffes d’entreprises, toutes les femmes subissent des discriminations. Le Maroc n’y échappe pas. En ce 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, le collectif marocain Aswat dresse un bilan accablant.

En effet, le collectif exprime dans un communiqué son indignation face aux inégalités sociales qui visent la gent féminine : «Elles sont favorisées par un contexte politique mondial et touchent essentiellement les femmes, dans un climat d’oppression économique.»

Economique car, comme le rappelle le collectif, multiples sont les injustices et les privations que connaissent les femmes au Maroc : «La privation du droit à la terre, la discrimination dans la répartition des richesses et les inégalités salariales», entre autres.

Un autre point évoqué par le collectif, «le travail domestique encore répandu chez les jeunes filles, souvent exposées à de la violence physique, psychologique et sexuelle et victimes d’agressions». L’occasion pour Aswat de rappeler, par ailleurs, «la traite et l’exploitation sexuelle que subissent les femmes marocaines établies dans le Golfe».

Des sujets controversés sont également abordés, comme le droit à l’avortement ou le viol conjugal, qui n’est toujours ni reconnu ni puni par la loi. Pour Aswat, ces problèmes sont intrinsèques à la législation marocaine, se manifestant ainsi par une «consécration dans les médias, à travers des stéréotypes encore véhiculés (…) et d’une masculinité toxique.»

Aswat, qui se présente comme le porte parole de la communauté LGBTQ+, condamne fermement «l’alinéat 1 de l’article 431 du Code pénal marocain, qui punit l’expression des identités sexuelles et de genre», autre qu’hétérosexuelles. De ce fait, le collectif dit continuer à militer notamment pour «le droit à la thérapie hormonale et la possibilité d’effectuer des opérations chirurgicales», afin de vivre pleinement une sexualité épanouie.

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